Tistou les pouces verts

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Résumé

À peine né, un petit garçon est amené à l’église pour se faire baptiser sous le prénom de François-Baptiste ; finalement, les grandes personnes l’appelleront Tistou. Petit garçon aux cheveux blonds et aux yeux bleus, Tistou est très aimé, on le trouve très beau et on ne cesse de l’embrasser. Les parents de Tistou, Monsieur Père et Madame Mère, sont tous deux très beaux aussi, et très riches. Tous trois habitent une grande maison avec un jardin, la Maison-qui-brille. La famille possède neuf voitures et neuf chevaux, dont le poney Gymnastique, le préféré de Tistou. Au sein de ce foyer confortable, Tistou est heureux et reçoit beaucoup d’amour.

Monsieur Père travaille à Mirepoil où il est à la tête d’une usine de fabrication de canons qui fait la renommée et la fierté de la ville et de la famille de Tistou. L’usine est une entreprise familiale, que Tistou est destiné à reprendre quand il sera en âge de travailler. Jusqu’à ses huit ans, Tistou reste à la maison avec Madame Mère, qui ne travaille pas. Elle lui enseigne la lecture, l’écriture et les mathématiques. Tistou se montre très doué et apprend vite. Puis, à l’âge de huit ans, Tistou est confié à l’école de Mirepoil, où il est amené par le valet Carolus. Malgré sa bonne volonté, Tistou ne brille pas en classe : dès que les leçons commencent, il s’endort. Tistou ne récolte que des zéros et des punitions, et le maître finit par écrire un mot à ses parents : « Monsieur, votre enfant n’est pas comme tout le monde. Il nous est impossible de le garder. »

Les mots « pas comme tout le monde » sont difficiles à accepter pour Tistou et ses parents, d’autant que la nouvelle de l’incident se répand à Mirepoil. Le valet Carolus, Madame Amélie, la cuisinière, et les jockeys de la demeure de la Maison-qui-brille ne comprennent pas comment Tistou, un petit garçon si adorable, peut être exclu de la sorte ; ils s’interrogent et prennent sa défense. Monsieur Père et Madame Mère, très ennuyés, se demandent comment faire l’éducation de Tistou alors que l’école le rejette. Ils décident finalement d’employer une méthode d’enseignement inédite, l’école de la vie, et se montrent très excités à cette idée.

Tistou commence son apprentissage par des leçons de jardinage auprès de Moustache, le jardinier. Tistou se découvre à cette occasion une passion et se montre attentif et appliqué à reproduire les gestes qu’on lui apprend. Une fois son travail accompli, Tistou va chercher son professeur pour le lui faire valider ; tous les deux s’aperçoivent que là où Tistou a travaillé, des fleurs ont poussé en moins de cinq minutes ! Ils sont ébahis… Moustache observe les mains du garçon, et lui apprend la nouvelle, aussi miraculeuse que surprenante : « Tu as les pouces verts. » Il lui explique que son talent est invisible, mais que sur chaque graine où Tistou pose ses pouces, la fleur correspondante est destinée à pousser instantanément. Pour éviter d’attirer l’attention, et de paraître une nouvelle fois « pas comme tout le monde », le jardinier et le petit garçon se mettent d’accord pour cacher le talent inouï de Tistou.

Tistou continue son apprentissage de la vie avec des leçons d’ordre, sous l’égide du bras droit de Monsieur Père, Monsieur Trounadisse. Le petit garçon est moins enchanté par les leçons d’ordre que par le jardinage, et trouve que Monsieur Trounadisse est bien sévère. Le professeur lui montre la prison de Mirepoil, où sont incarcérés les fauteurs de trouble ; Tistou est très triste de voir à quel point l’endroit est laid, il en fait un effroyable cauchemar. Il a alors l’idée d’égayer la prison : pour cela, il se rend de nuit devant l’enceinte du bâtiment et pose ses pouces partout où il le peut. Le lendemain matin, la prison est transformée en château de fleurs, sans que personne – hormis le jardinier Moustache et Tistou – ne comprenne comment cela a été possible ! Les botanistes accourent de partout pour élucider le mystère, sans succès. Quant aux prisonniers et à Tistou, ils sont ravis.

Tistou apprend ensuite la misère avec Monsieur Trounadisse, qui lui fait visiter la zone des taudis. Tistou est horrifié, et ne comprend pas comment les gens peuvent vivre ainsi ; il se met à poser ses pouces partout où il le peut pour y faire pousser des fleurs. Dès le lendemain, le quartier est transformé, embelli par une multitude de volubilis que Moustache avait conseillé à Tistou de faire pousser : les habitants des taudis en tirent profit et améliorent leur qualité de vie. Le petit garçon se voit félicité par Moustache.

Tistou continue son œuvre à l’hôpital de Mirepoil, où il est guidé par le docteur Mauxdivers. Il y fait la rencontre d’une petite fille malade, et fait pousser des fleurs dans sa chambre pour améliorer ses journées ; la petite fille guérit. La ville s’étonne de tous ces miracles, et le conseil municipal évoque la destruction des fleurs. Monsieur Père propose plutôt de rebaptiser la ville Mirepoil-les-Fleurs, et sa proposition est acceptée !

Tistou continue son travail au zoo, où il procure aux animaux enfermés un environnement fleuri et plus adapté à leur milieu naturel. Puis Tistou entend que les grandes personnes évoquent une guerre qui se prépare entre les Vazys et les Vatens. Monsieur Trounadisse lui explique comment se passe une guerre, et Tistou s’inquiète beaucoup. Le petit garçon a alors une idée : il se rend à l’usine de fabrication de canons de son père, et pose ses pouces sur les armes. Peu de temps après sur le champ de bataille, alors que les Vazys et les Vatens déballent leurs armes pour se battre, ils s’aperçoivent qu’elles ont fleuri : elles sont inutilisables et les canons tirent des fleurs ! Les deux camps font alors la paix.

Mais cet événement conduit à la ruine de l’usine de Monsieur Père, qui s’en trouve très désappointé. Tistou se dénonce alors. Après une longue réflexion, Monsieur Père décide de faire au mieux avec ce qu’il vient d’apprendre, et de transformer l’usine de fabrication de canons en usine à fleurs, et l’entreprise est un succès.

Quelque temps plus tard, le jardinier Moustache meurt. Tistou en est très triste, il a du mal à comprendre la mort ; il fait pousser des fleurs sur la tombe de Moustache, en espérant que cela le ramène à la vie, mais cela ne fonctionne pas. Tistou se lance alors dans la construction d’une immense échelle faite de fleurs. Un matin, il fait ses adieux au poney Gymnastique et grimpe à l’échelle pour rejoindre le ciel, où il retrouve Moustache. Pour adoucir la peine des grandes personnes, Gymnastique leur explique que « Tistou était un ange ! ».

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