Tistou les pouces verts

par

L'actualité de l'œuvre

Tout au long du roman, nous remarquons l'apparition et la découverte de faits sociaux et d'actualité. Nous découvrons ainsi les vices et les dysfonctionnements à travers le parcours initiatique, les leçons de la vie de Tistou, dans la ville de Mirepoil, une ville comme les autres.

Plusieurs thèmes d'actualité sont ainsi abordés :

– La pollution des usines. « […] les neuf immenses cheminées qui crachaient du feu toutes à la fois ». On constate, à travers cette description, les conséquences de l'industrialisation sur notre environnement.

– Les conditions de détention des prisonniers. Nous avons une dénonciation, à travers le raisonnement de Tistou, de la laideur des prisons, censés remettre dans le droit chemin les prisonniers pour ainsi éviter les récidives ou les évasions. C'est pourquoi le jeune garçon condamne les conditions de vie dans ces centres de détention : « Pourquoi rendre aussi laids ces pauvres prisonniers, ils n'en deviendront pas meilleur ». La solution : rendre les prisons plus belles, selon Tistou.

– La misère, la pauvreté. Nous avons l'évocation des taudis (bidonvilles) et les conditions dans lesquelles vivent les pauvres : « Des chemins étroits, boueux, malodorants…».

C'est la condamnation de ces écarts entre pauvres et riches, au sein de la même ville, et le peu de raisons fournis de la part de la société : « Parce qu'ils n'ont pas de chances » et les incohérences autour de l'ordre comme solution contre la misère… La solution apportée par Tistou : encore des fleurs. La décoration de Tistou attire des visites ce qui relance l'économie, permet ainsi de construire des logements qui font eux-mêmes appel au travail : une solution formulée d’une manière enfantine pour lutter contre la misère mais qui donne un aperçu sur le fonctionnement du « développement économique » et des pistes possibles pour résoudre les problèmes de ce type.

– La maladie. Nous avons une description de notre société et comment traiter et guérir les patients : des médicaments, rien de plus. Tistou, avec la sagesse qui le caractérise, nous fait comprendre pourtant que « […] pour guérir, il faut avoir envie de vivre » et « […] pour bien soigner les hommes, il faut les aimer beaucoup ». Ce sont les deux solutions proposées par Tistou. Le jeune garçon condamne le peu d'attention porté au bien-être des patients et ainsi leur isolement, les médicaments étant insuffisants.

– Le sort des animaux capturés. Tistou visite et découvre ce qu'est un zoo et ce qui s'y passe : des animaux enfermés, privés de leur liberté et attristés. Le jeune garçon condamne les conditions de vie et le principe même de la mise en cage de ces animaux : « On leur a demandé leur permission avant de les amener ici ? ». Devant l'inaction et l'ignorance, Tistou décide de résoudre à nouveau ce problème de société par le biais des fleurs et des arbres : il donne ainsi de meilleures conditions de vie aux animaux.

– Les guerres, le pétrole et le commerce. Ces trois éléments sont liés et dénoncés à travers ce qu'apprend Tistou. La dénonciation des horreurs de la guerre avec des peuples persécutés, contraints de quitter leur pays (illustré ici par Carolus, le valet des parents de Tistou) : « […] La guerre était le plus grand, le plus vilain désordre…» mais aussi les pertes inutiles apportées par la guerre.

C'est à travers les « Vazys » et les « Vatens » que l'on découvre les raisons possibles d'une guerre : les sources de pétrole (une image de la guerre d'Irak, très récente) et aussi les intérêts personnels de chacune des nations.

Les incohérences des explications de M. Trounadisse concernant le commerce des canons de guerre, faisant passer les clients (appât du gain) avant l'ordre et la protection. Tistou est en colère : « Eh bien je le trouve affreux, votre commerce ! ». Le jeune garçon dénonce ainsi ces pratiques.

Inscrivez-vous pour trouver des essaia sur L'actualité de l'œuvre >