Traité de la nature humaine

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Livre I : De l’Entendement

L’empirisme mis en lumière par Hume est en fait une théorie nouvelle qui assure que les connaissances humaines proviennent de nos sens, puis de nos expériences personnelles. Cette conception sera la base de plusieurs de ses hypothèses ultérieures. Alors comment parvient-il à cette thèse ?

Selon ce grand philosophe, nos idées ont une origine simple, bien qu’elles soient chacune complexes. Il parvient donc à ce raisonnement : les idées sont avant tout simples. Elles ont pour fondement des impressions. En toute logique, puisqu’il s’agit de perceptions, ces impressions sont perçues par nos sens. Hume arrive donc à la conclusion que nos idées ne sont pas extérieures à notre expérience puisque ce qui permet de se faire une idée du monde ce sont nos sens, qui sont en contact direct avec l’extérieur.

Hume est aussi le premier à introduire dans ses écrits ce qu’on appelle des « questions de fait » en français. Dans sa langue maternelle, nous le traduirions plutôt de la façon suivante : « matter of fact ». Selon lui, ces fameuses questions ne sont pas en rapport avec le raisonnement mais avec l’expérience, avec le vécu. Ces questions doivent donc avoir pour réponse des résultats d’expériences précis. C’est pourquoi il critique largement les doctrines antérieures à la sienne qui affirment certaines conclusions métaphysiques par la présence d’un Dieu Tout Puissant. Il est également en désaccord avec les méthodes assurant l’existence d’une âme à l’homme. En effet, ces connaissances, que ses prédécesseurs ont pu prouver par raisonnement personnel, ne sont pas connaissances à ses yeux. Comment peuvent-elles l’être puisque nous n’avons pas l’expérience de ces...

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