Traité de la nature humaine

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Livre III : De la Morale

Ce troisième livre prend appui sur les deux précédents de manière évidente. Il cherche, quant à lui, à faire la différence entre vice et vertu.

Hume fait tout d’abord comprendre à son lecteur que les divergences entre ces deux notions sont morales. Mais plutôt que d’être des idées précises, elles sont plutôt des impressions personnelles. En effet, l’impression directement assimilée au vice est la douleur, la souffrance. Au contraire, l’impression que l’on associe le plus souvent à la vertu est le plaisir.

Ensuite, Hume prouve que ces impressions, en plus d’être morales, n’ont pas d’autre origine que les actions produites par le genre humain. Ce n’est bien sûr pas le cas des actions des animaux, autres êtres vivants, ou des objets.

Pour finir, le philosophe n’hésite pas à affirmer que ces impressions qu’il a déjà qualifiées de morales, ne peuvent être considérées à partir d’une autre vision que celle du domaine social. En effet, si nos actions sont critiquées comme étant morales ou bien immorales, c’est qu’elles sont jugées par autrui en fonction de son propre point de vue. Ainsi, Hume pense que la sympathie d’autrui est l’origine même de l’obligation morale.

Par conséquent, une action est morale ou non mais ce jugement ne vient pas de la rationalité que l’on peut lui attribuer. Hume prend lui-même l’exemple de l’homme qui refuse une blessure minime en échange de la destruction complète du monde entier. Selon le philosophe, cet homme pris en exemple possède une justification personnelle qu'il convient de ne pas qualifier de contradictoire avec sa propre personne.

On peut donc conclure en disant que la morale n’a rien d’universel et encore moins...

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