Winter

par

L’enjeu écologique

Ainsi, petit à petit, la narration montre comment l’adaptation se fait. La nature n’est pas devenue plus clémente, le froid n’est pas devenu moins mordant, mais les hommes s’adaptent. À travers leurs tribulations, ils commencent à entrevoir la nature dans toute sa splendeur. Une nature où l’Homme existe autrement que comme un prédateur et un spoliateur du monde qu’il est censé préserver.

On ne peut vivre au milieu de la nature pendant autant de temps et être témoin de sa puissance, de sa beauté et de sa fragilité, sans prendre conscience des l’importance de divers enjeux écologiques. Ainsi, l’auteur ne manque pas de faire de son livre un appel à la protection de l’environnement. L’Homme a abondamment démontré sa capacité à tirer de l’environnement les ressources dont il a besoin pour garantir sa survie. Mais il l’a fait avec un dédain criminel des conséquences de ses actes sur cette nature, en réalité fragile au-delà d’un certain seuil d’exploitation. L’avidité de l’homme, la croissance de la population avec celle de ses besoins entravent la capacité à se reconstituer de la nature.

« Il est temps d’arrêter de couper les forêts de vieilles pousses. Nous allons les détruire toutes, et puis on entendra s’élever les clameurs habituelles : Il nous faut plus d’emplois, plus d’argent, et alors que ferons-nous ?... Bien sûr que les futaies de pins vrillés, on peut y opérer des coupes sélectives. Mais les grands mélèzes, les derniers cèdres géants ? Alors qu’il en reste si peu, et qu’ils sont si ...

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Dissertation à propos de Winter