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Shakespeare, Hamlet
La tapisserie
Pistes pour une explication de texte

La ruse

La scène 4 de l'acte III illustre par plusieurs aspects un motif récurrent dans toute la pièce: celui de la ruse.
En effet, l'entretien entre Hamlet et sa mère est un piège destiné à le sonder

didascalies

Cette ruse est de plus une réponse à une première ruse, celle d'Hamlet qui depuis l'apparition deson défunt père feint la folie.

Premières répliques : langage enfantin proche de la folie (construites en parallélismes)
l. 9 = extravagant (accusation de la reine)

ainsi deux ruses sont à l'œuvre dans ce passage: celle du roi qui veut découvrir la vérité sur Hamlet, et celle d'Hamlet.
Comme le roi et Polonius, celui-ci poursuit le but de dévoiler une vérité: celle de la culpabilité de lareine vis à vis de son ancien époux

Ce passage apparaît donc comme une confrontation durant laquelle chacun des deux protagonistes va tenter d'arracher, par les mots, le masque de son ennemi

rythme rapide
stichomythies : ton polémique

Un duel de masques

Chacun des deux partis emploie le mensonge pour trouver la vérité, et on peut voir que dans cette scène, la reine, comme Hamlet, secache sous des apparences pour ne pas entendre les accusations de son fils

La reine, en plus d'être accompagnée d'un espion, se cache derrière son autorité sociale

l. 14 : question qui évite de répondre à celle d'Hamlet
= rappelle son autorité
ll. 19-20 : fuit le duel en menaçant son fils

Mais Hamlet, nous l'avons vu, porte le masque de la folie, et ce masque lui permet de passer outreles convenances sociales (à la manière de celui du bouffon de Cour)

Ton employé par Hamlet pour parler à sa mère = pas convenable
l. 13
répond par une question agressive à sa mère

C'est sous cette apparence qu'il peut accuser explicitement sa mère d'inceste, en faisant tomber son autorité sociale (il révèle la vérité de la l'âme sous les apparences sociales)

ll. 15-17 : réplique danslaquelle il décline de façon peu repsecteuse l'idéntité de la reine.
« la femme du frère... » = dans ce second temps, accumulation de CdN met le doigt sur l'inceste, grâce à une périphrase.

Des paroles à l'action

Le début du passage étudié (jusqu'au meurtre) est marqué par une progression dans la violence du duel

stychomythie
menace de la reine
l. 21 = réplique d'Hamlet sans douteaccompagnée d'un geste

Face à cette montée de violence, la réaction de la reine est la peur

ll. 25-26. Cris = manifestation de la peur

Ce sont les cris de la reine qui entrainent enfin le point culminant de la violence de la scène: le meurtre

l 30 didascalie.

La violence verbale se transforme donc en violence physique extrême, qui va jusqu'au meutre.

La ruse dévoilée

Cedéferlement de violence s'accompagne de révélations: Hamlet, en tuant Polonius, dévoile la ruse qui était manigancée contre lui. La reconnaissance s'effectue en plusieurs temps: Hamlet commence par entendre que quelqu'un est présent

ll. 27-28: Polonius révèle sa présence en criant (au lieu d'aider la reine), ce qui entraine sa mort

Hamlet pense d'abord avoir touché le roi

l. 35 (il répète l. 47qu'il a pris Polonius pour le roi par une périphrase)

puis seulement arrive la reconnaissance visuelle, lorsqu'Hamlet découvre le cadavre du ministre

ll. 36-37

La métaphore du miroir

La métaphore du miroir joue un rôle primordial dans une seconde révélation, plus profonde: celle de la culpabilité de la reine.

Dès les premières répliques, les réponses d'Hamlet, qui construites enparallélisme des répliques de sa mère, semblent refléter les paroles de la reine pour lui montrer sa culpabilité.

première réponse
parallélisme syntaxique qui joue sur le double référent du mot « père » (Claudius, Hamlet)
= Hamlet recentre le sujet de conversation sur son but, et éloigne la reine de son sujet

l. 11 seconde parallélisme syntaxique
extravagant == coupable

Quelques répliques...
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