Biographie

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  • Publié le : 23 novembre 2010
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Raymond Poincaré, le Président de la République de 1913 à 1920 et le président du Conseil des ministres à 3 reprises est né le 20.08.1860 à Bar-le-Duc (Meuse, France) et décédé le 15.10.1934 à Paris.
Fils d’un inspecteur des ponts et chaussées, il a fait les études de droit. A 1880 il s’inscrit au barreau à Paris et devient le secrétaire de la Conférence des avocats. Pendant quelque temps, à1882, il était attaché au journal de Voltaire comme un rédacteur judiciaire.
Il entre en politique en 1887, en étant élu député de la Meuse à l’âge de 27 ans. Il représentera dès lors son département natal, d’abord à la Chambre (1887 – 1903), puis au Sénat (1903 – 1913 ; 1920 – 1934). En 1892, il est rapporteur de la commission des Finances, au moment du scandale de Panama, et est réélu l’annéesuivante.
À trente-six ans, il a déjà été trois fois ministre : de l'Instruction publique (1893), sous Dupuy, puis des Finances dans le deuxième cabinet Dupuy, après la victoire électorale des modérés (1894-1895), et de nouveau chargé de l'Instruction publique, dans le cabinet Ribot, en 1895. Il est partisan de la laïcité mais éloigné de l'anticléricalisme radical. Il prône en effet une « écoleneutre », dont la vocation aurait été de produire de vrais patriotes. Poincaré devient alors l'un des leaders en vue des modérés, qui arborent alors l'étiquette « progressiste » ayant remplacé l'ancien terme d'« opportunisme » utilisé par Gambetta et Jules Ferry. Au fil du temps, ces « républicains progressistes » évoluent du centre gauche vers le centre droit, selon le phénomène du sinistrisme.Durant l’affaire Dreyfus, il adopte une attitude prudente. Il fait d'abord partie de ceux qui souhaitent étouffer un scandale qu'ils jugent contraire à la raison d'État. Il se rallie finalement au camp dreyfusard, plus par légalisme que par conviction.
Bien que républicain et laïque - signe sûr, à la Belle Époque, d'une appartenance à la gauche - Poincaré demeure cependant prudent envers lesgauches, restant très modéré.
En 1896, Poincaré abandonne toute fonction gouvernementale. Il devait se tenir écarté du pouvoir pendant dix années, au cours desquelles, de retour au Palais, il se constitua un cabinet d'avocat. Ses qualités d'orateur et de civiliste lui assurèrent une clientèle de choix dans les milieux littéraires qu'il avait fréquentés lors de ses passages à l'Instruction publique.Avocat conseil de la Société des gens de lettres, il plaida à ce titre l'affaire du testament d'Edmond de Goncourt.
Mais Poincaré n’est pas abandonné pour autant ses activités parlementaires : il a prononcé devant la Chambre qui l'avait élu vice-président en 1895, 2 discours restés célèbres : l'un en 1896 contre les projets fiscaux du gouvernement Léon Bourgeois, l'autre en 1898 pour dénoncer lesprocédés du ministère des Armées, dans l'affaire Dreyfus, et « libérer sa conscience ».
Ce n'est qu'en 1906 qu'il accepta à nouveau un portefeuille, celui des Finances, dans le cabinet radical Sarrien. Entre temps, il était entré au Sénat le 22 février 1903, avec 774 voix sur 908 votants.
Ayant démissionné des Finances à la suite d'un désaccord avec le cabinet sur la réforme fiscale, Poincarés’éloigne de l’avant-scène politique, en occupant la place prépondérante au Palais de Justice, où il est élu au conseil de l’Ordre du Palais. En 1909 Poincaré est entré à l’Académie française.
Président du Conseil (1912-1913)
En janvier 1912, le Président Fallières l’appelle pour former le gouvernement – Poincaré est nommé président du Conseil. Il forme donc un gouvernement de républicains modérés.Avec Briand et Delcassé comme principaux collaborateurs, il suscita un ministère d'union nationale. La priorité fut accordée aux problèmes extérieurs : le président du Conseil qui avait pris les Affaires étrangères, obtint du Parlement la ratification du traité franco-allemand ; il s'efforça de resserrer nos liens diplomatiques avec l'Angleterre et la Russie ; la France put jouer le rôle de...
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