Candide, explications des chapitres.

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  • Publié le : 16 octobre 2010
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Chapitre premier jusqu'à « et par conséquent de toute la terre »

Introduction : Le conte philosophique Candide (1759) est l'ouvrage le plus connu de Voltaire, le grand philosophe français du XVIIIème siècle. Candide est le jeune homme à travers qui nous découvriront son histoire. Nous analyserons successivement dans ce passage les éléments qui relèvent du conte puis la manière dont l'auteurles utilise pour dresser une satire de la noblesse et d'une certaine conception de la philosophie.

I. Les éléments qui relèvent du conte

On peut relever quelques termes et expressions qui font référence au genre du conte :
► Il y avait
► le titre : beau château, icelui (forme archaïque du pronom)
► éloignement : Westphalie
► prénom : Candide (personnification d'un trait de caractère)
►baron et baronne (prince et princesse, roi et reine)
► le thème : l'harmonie (trompeuse) dont Pangloss est l'oracle : le meilleur des mondes

II. La satire de la noblesse

a) La satire des préjugés
A l'origine, Candide est un bâtard malgré ses qualités nettement supérieures à celles de son entourage. S'il vit en marge de la société, cela est dû aux préjugés de sa mère qui a refusé d'épouser lepère de son enfant, un bon et honnête gentillomme dont l'arbre généalogique n'était pas assez prestigieux. Les allemands sont en effet considérés par Voltaire comme le peuple chez lequel les préjugés nobiliaires sont le plus fortement ancrés.

b) Les apparences
Le baron et la baronne ne sont pas des personnages aussi importants qu'ils veulent le faire croire. Voltaire nous met sur la piste ennous informant qu'ils ont un château avec une porte et des fenêtres, ce qui semble être un minimum. Une tapisserie dans la grande salle, des chiens pour éloigner les voleurs de poule et des palefreniers pour s'occuper des chevaux. Mais toute cette vie domestique assez modeste est parée d'un éclat ridicule : le baron parle de sa meute, de ses piqueurs, de son grand aumônier. Le titre de Monseigneurest attribué au baron par un entourage naïf ou flatteur qui rit de ses bon maux. De même, la baronne, malgré l'air respectable que lui donne son poids et sa carrure imposante, est une matrone épaisse et sans attraits. Ses qualités intellectuelles et morales sont passées sous silence ce qui en dit long. Sa fille Cunégonde, discrètement comparée à une volaille (oie) est affublée d'un prénom à lasonorité vulgaire et ridicule. Elle semble marcher sur les traces de sa mère.

c) La satire du flatteur
Celui-ci (Pangloss) vit au dépend de cette famille peu perspicace dont il est l'oracle. Pourtant, par le choix du nom de Pangloss et par le nom de la philosophie dont celui-ci est spécialiste (la métaphysico-théologo-cosmolonigologie), expression prétentieuse à l'intérieur de laquelle Voltairese fait un malin plaisir d'introduire un jeu de mots : nigologie (la science des nigos). Tous les personnages sont caricaturaux et le château est un monde où le bonheur repose sur l'illusion et non sur l'harmonie comme le pensent les membres de cette petite société.

III. La satire d'une philosophie qui repose sur des erreurs de raisonnements

Tout d'abord, Voltaire s'amuse à souligner quedans cette société, les relations entre les causes et les conséquences sont absurdes. La cause son château avait une porte et des fenêtres ne devrait pas entraîner c'était le plus grand seigneur de la Wetphalie. De même pour l'embonpoint de la baronne qui lui attire une très grande considération. Comme il est naturel, c'est Pangloss qui reçoit dans ce domaine les coups les plus nombreux puisqu'ilentretient par ses raisonnements l'illusion générale. Il présente comme un raisonnement subtile une constatation assez évidente : il n'y a pas d'effets sans cause et il tire des conclusions ridicules de ce principe initial en flattant le baron lorsqu'il dit que son château est le plus beau et madame la meilleure des baronnes possibles. Poussant plus loin la caricature, Voltaire lance Pangloss dans...
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