Carolingiens

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  • Publié le : 21 mars 2011
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On fixe communément comme origine à la lignée carolingienne le mariage, vers 630, d'Ansegisel fils d'Arnoul de Metz et de Begge d'Andenne fille de Pépin de Landen qui scelle l'alliance entre la famille des Arnulfiens et celle des Pippinides. Ceux-ci ont un fils, Pépin de Herstal, lui-même père de Charles Martel et grand père de Pépin le Bref lequel deviendra le premier roi de la dynastiecarolingienne le 28 juillet 754. Plusieurs historiens[4],[5] ont formulé l'hypothèse du rattachement d'Arnoul de Metz aux rois francs de Cologne, via Bodogisel, Mummolin et Mundéric.

Les Pippinides détiennent pendant plusieurs générations, la charge de maire du palais sous le règne des souverains mérovingiens d'Austrasie. Au fur et à mesure de la désagrégation du pouvoir de la dynastie mérovingienne,durant la période dite des « rois fainéants », les maires du palais pippinides accroissent leurs prérogatives : déjà Pépin de Herstal, puis Charles Martel dirigeaient de façon quasi autonome la politique du royaume, tels des souverains, mais sans le titre ; ainsi, ils nommaient les ducs et les comtes, négociaient les accords avec les pays voisins, dirigeaient l'armée, étendaient le territoire duroyaume (notamment en Frise) et allaient même jusqu'à choisir le roi mérovingien.

La zone d'influence des Pippinides sera le territoire favori des Carolingiens : région de Liège (Herstal et Jupille), Aix-la-Chapelle et Cologne.
Le règne de Pépin le Bref, premier roi carolingien[modifier]

En 741, Charles Martel, maire du palais auprès des rois mérovingiens qui avait sauvé le royaume desfrancs, meurt. Il laisse deux fils : Carloman et Pépin. Se qualifiant de dux et princeps Francorum, duc et prince des Francs, ils vont assumer la fonction de maire du palais.

En 747, Carloman décide de se retirer du jeu politique, cédant sa place à son frère, en rejoignant un monastère de Lombardie. Quatre années plus tard, Pépin, cherche à obtenir l'appui de l'Église (du Pape) et de l'aristocratie.Il posera ensuite une habile question au pape Zacharie : les rois n'exercent plus le pouvoir dans notre royaume, est-ce un bien ou un mal ? Ce dernier lui répondra qu'il vaut mieux appeler roi celui qui exerce le pouvoir véritablement afin que l'ordre ne soit pas troublé.

En novembre 751, Pépin dépose donc Childéric III, puis se fait élire roi des Francs, au champ de mai à Soissons[6]. En sefaisant acclamer par une assemblée d'évêques, de nobles et de leudes (grands du royaume), Pépin devient donc le premier représentant de la dynastie carolingienne. Cette élection se passe, pour une fois, sans effusion de sang. Après avoir été déposé, Childéric III est tonsuré (il perd les cheveux longs, signe de pouvoir chez les Francs) et va finir ses jours enfermé au monastère de Saint-Bertin, prèsde Saint-Omer[7].

À Soissons, l'évêque Boniface, son conseiller diplomatique, le sacre au nom de la sainte Église catholique. Le sacre est la nouveauté apportée par les Carolingiens, repris de l'Ancien Testament où Saül est oint du Saint Chrême [réf. nécessaire] par Samuel puis à sa suite David. Sacre déjà repris par les Wisigoths en Espagne un siècle plus tôt. Le roi est alors « un nouveauDavid », à la foi roi et prophète, ce qui mènera à la théocratie royale puis impériale de Charlemagne, le gouvernement des hommes par le père terrestre à l'image du Père Céleste, le pouvoir spirituel et temporel en un seul homme à la foi évêque de l'intérieur et de l'extérieur.
Charlemagne et l'Empire carolingien[modifier]
Article détaillé : Empire carolingien.
Une pièce avec pour effigieCharlemagne et autour l'inscription KAROLVS IMP AVG (Karolus imperator augustus)

Charlemagne, fils de Pépin le Bref, est sans aucun doute le souverain qui marque le plus l'époque carolingienne, par la longévité de son règne, mais aussi grâce à son charisme, à ses conquêtes militaires (il parvient à étendre le royaume des Francs à toute la Gaule hormis la Bretagne, à la majeure partie de la Germanie,...
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