Chassignet

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  • Publié le : 25 octobre 2009
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LA Chassignet

Problématique : comment Chassignet, dans son sonnet, rend-il compte, démontre-t-il l’inconstance de toute vie humaine ?

1/ Un sonnet démonstratif : une réflexion sur l’inconstance.

Ce sonnet exprime l’idée que la vie est un passage.

a) une démonstration :
□ Plan du sonnet : - raisonnement inductif (on part de l’expérience pour arriver à l’idée).- le poète propose une expérience contemplative au lecteur : « Assieds-toi sur le bord… » : noter utilisation de l’impératif et lien avec registre didactique.
- le constat de cette expérience : « tu la verras » (noter le futur catégorique = un avenir certain : lien avec registre didactique).
- Restriction du 2nd quatrain : v. construction antithétique« Tu la verras (v.2) ≠ « Mais tu ne verras rien » (v. 4).
- 1e tercet = la conclusion logique : « Ainsi » : invite le lecteur à rapprocher l’expérience vécue avec sa condition humaine → la vie est soumise au changement comme la rivière.
- .
□ registre didactique : Une leçon de vie, un sermon qui invite le lecteur à la réflexion : l’adresse au lecteur et letutoiement : reprise insistante du « tu » dans le sonnet. Le poète veut le convaincre ( → crée une connivence avec lui par le biais de ce tutoiement) : présent de vérité générale (v.7, 9…), futur de certitude…
Les présents gnomiques : on dénombre comme on l’a vu précédemment de nombreux présents gnomiques (ce terme désigne l’une des valeurs du présent de l’indicatif : le présent de vérité généralecomme dans « Deux et deux font quatre », comme dans les sentences ou les maximes. Ce présent est également appelé présent omnitemporel). Il convient de les relever et de les classer : « l’eau change tous les jours », « l’homme varie », « la force que le temps abrévie et consomme », « le nom sans varier nous suit jusqu’au trépas ». Ce grand nombre de présents gnomiques est révélateur de la tonalitédidactique du poème ; le présent gnomique est généralement utilisé dans les propos de nature philosophique, dans la littérature de pensée ; le poète assène de fait plusieurs vérités sur le monde et sur l’homme qui revêtent un caractère indéniable. Ils se répartissent de manière assez uniforme dans le sonnet.
□ Type de texte : argumentatif (cf contraste, particularité : v. « une poésied’idée ») : cf connecteurs logiques et construction rigoureuse du poème (cf construction binaire, jeu de // qui permettent d’appuyer la démonstration). Les deux parties : le sonnet se découpe traditionnellement en deux parties, entre le vers 8 et le vers 9, autrement dit entre les deux quatrains et les deux tercets autour de ce que l’on appelle la « volte ». Chassignet hérite de cette forme du sonnetde la Pléiade et notamment de Du Bellay qui a rédigé le premier recueil de sonnets de la poésie française (L’Olive), travaillant la poésie de Pétrarque. Chassignet reste résolument dans la lignée des poètes de la Pléiade.

b) une comparaison argumentative.
□ la comparaison en question : sonnet structuré autour de la comparaison avec la rivière
L’eau = un topos (lieu commun, image trèsfréquente) baroque pour exprimer l’instabilité + héritage antique (v. Héraclite, un philosophe grec).

- Le comparant (la rivière) = les deux quatrains
- Le comparé (= l’homme) = les deux tercets.

□ la saturation du poème par l’eau : la métaphore baroque du changement, de l’instabilité.

- Champ lexical de l’eau // avec le champ lexical du hcangement :relevé des occurrences et classement selon leur signification : on dénombre de multiples termes renvoyant au champs lexical de l’eau : « rivière », « fluer », « cours », « flots », « humide », « onde », « eau »… Certains termes font référence à un cours d’eau ; d’autres caractérisent la forme ou l’état de l’eau et le fait qu’elle change et la vie avec : « change », « passe », « varie »,...
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