Commentaire 5 semaines en ballon chapitre xv (la montgolfière)

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1498 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 4 mai 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Après le départ de la montgolfière depuis l'île de Zanzibar, au sud-est de l'Afrique, les trois Anglais firent souvent des escales, volontaires ou non. La plupart de ces escales se faisaient aux alentours de bourgades peuplés d'autochtones.
L'apparition du Victoria, inconnue de ces peuples africains, provoquait souvent l'étonnement, l'agitation et surtout, la peur des hommes de couleur, décritsavec précision, grâce à la vue imprenable qu'offrait la montgolfière, vue qui pouvait également donner l'impression de valider un préjugé. C'est le cas du chapitre XV, où Fergusson et ses deux amis apparaissent dans les cieux de la région de l'Unyamwezy, provoquant un mouvement de panique, dû à la superstition des africains. Ainsi pris pour des dieux, le contact avec les populations africaines estfacilité, ce qui permit à Fergusson de soigner, entre autres actions, le sultan Wanyamwezy.
Ces actions que réalisent les personnages sont rendues possibles principalement par le Victoria

La vue qu'offrait la montgolfière permettait de grandes précisions dans les descriptions des paysages afin de compléter les cartes, mais également une grande exactitude dans la description des comportementsdes peuples africains face à la montgolfière.
Nous pouvons voir en premier lieu que depuis la nacelle de la montgolfière, la terre de l'Unyamwezy est décrite aussi précisément que possible, comme étant une province riche, ce qui nous est illustré par les énumérations de légumes « oignons, patates, aubergines, citrouilles et champignons » et surtout des richesses « étoffes, rassades, ivoires,dents de requin, le miel, le tabac, le coton »entre autres, par deux fois. Ces énumérations soulignent l'abondance de richesses, qu'il est possible de voir en totalité uniquement en prenant de la hauteur, ce que permet le Victoria.
Dans un second temps, la prise de hauteur qu'offre la montgolfière permet de décrire également l'agitation créée par l'apparition de celle-ci. En temps normal, lesAfricains peuplant ces terres sont des hommes qui mènent une vie à l'opposé de l'agitation, comme le souligne «ceux-ci mènent l'existence la moins agitée et la plus horizontale », sauf dans les marchés, où l'agitation est au comble de son existence, comme l'illustre « dans les marchés règnent une agitation perpétuelle ». L'insistance sur l'agitation du marché est marquée en outre par l'apposition de« un brouhaha sans nom » à « une agitation perpétuelle ». De plus, la source de ce « brouhaha » est précisément identifiée, par une énumération de tous les bruits émis, et de chaque type d'individu ou d'objet les produisant, placés en complément de nom de ces bruits, tels que « le cri des porteurs métis, le son des tambours et des cornets, le hennissement des mules, le braiement des ânes, le chant desfemmes, le piaillement des enfants et le coup de rotin du Jemadar ». Enfin, la description de l'agitation atteint son paroxysme lorsque l'idée de désordre est introduite explicitement, par « Là s'étalent sans ordre, et même avec un désordre charmant ». L'insistance sur le désordre est accentué ici par le coordinateur « et » suivi de l'antonyme d'« ordre », à savoir « désordre », qui crée un effetd'amplification par rapport à « sans ordre » qui apparaît comme une litote.

La prise de hauteur grâce à la montgolfière permet bien des précisions dans les descriptions. Mais elle provoque également un grand bouleversement de situation.

Dès l'apparition de la montgolfière dans les cieux, un changement important d'atmosphère se produit. L'agitation qui régnait auparavant se transformasoudainement en un calme plat, comme le montre « tout à coup ». Cette soudaineté est également soulignée par « subitement ». Nous voyons ainsi que seule l'apparition de la montgolfière a suffi à faire taire « une agitation perpétuelle » doublée d'un « brouhaha sans nom ».
Nous pouvons par la suite remarquer que les populations autochtones de ces terres sont perçues comme de petites gens, comme le...
tracking img