Commentaire de texte candide

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  • Publié le : 30 décembre 2011
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ommentaire Explication de Candide, « Ce qui leur arriva à Surinam, et comment candide fit connaissance avec Martin »
Introduction :
Cet extrait dénonce l’inhumanité de l’esclavage et tente de susciter la révolte des européens devant les sévices infligés aux esclaves. Voltaire condamne une pratique attentatoire1 à la dignité de l’être humain. Conjointement, il apporte une nouvelle preuve pourétayer son argumentation contre les doctrinaires2 de l’optimisme.

I/ Une tentative pour éveiller la conscience de l’hom me
1°) Le constat de la cruauté Le ton dépouillé utilisé par le narrateur souligne l’étendue de l’horreur suscité par le spectacle. Em premier lieu, la prostration du personnage : « un nègre étendu par terre » semble suggérer l’immobilité de la mort. De plus, les précisionsrelatives aux vêtements qui précèdent les indications portant sur l’apparence physique : « N’ayant plus que le moitié de son habit » manifeste une sorte de déshumanisation. De plus, l’homologie établie entre le vêtement et le corps : « il manquait à ce pauvre homme la jambe gauche et la main droite » prend la neutralité du constat, aucun commentaire apitoyé du narrateur ne vient médiatiser la visionproposée au lecteur, qui se trouve en conséquence confronté à l’horreur dans toute sa brutalité. 2°) L’état de servitude Le rapport de soumission est fortement marqué avec la présence du mot maître et les sonorités du nom qui lui est prêté : Venderdendur. De plus, l’expression : « le fameux négociant » en apparence valorisante puisqu’elle semble suggérer la notoriété tend à légaliser sa conduite.Le maître est un notable de la servitude et non pas un négrier clandestin. Le discours prêté à l’esclave est emprunt du même dépouillement qui caractérisait l’attitude du narrateur. Les parallélismes de construction et les reprises lexicales évoquent une pratique mécanique qui dénonce implicitement l’inhumanité des sanctions. Les verbes concrets comportent une charge de violence. Le présentitératif associé à l’emploi du pronom « on » tend à généraliser la sanction. L’absence de pathétique ne fait que renforcer la cruauté des hommes, dans le mesure où ceux-ci se révèlent plus destructeur que la machine. En outre, l’expression : « c’est l’usage » ainsi que la constatation neutre : « Je me suis trouvé dans les deux cas » indiquent une résignation destinée à soulever l’indignation deseuropéens. En effet, la présentation schématique de la situation en amplifie la barbarie. La simplicité de la conclusion : « C’est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe » constitue un réquisitoire sans appel contre la violence de l’esclavage orchestrée par la double énonciation. Le pronom « vous » s’oppose avec brutalité au pronom « nous » utilisé par l’esclave pour désigner ses congénères, commes’il établissait un clivage entre les deux espèces distinctes. Cette opposition est accentuée par la précision : « en

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Qui porte atteinte ou préjudice. Qui caractérise un individu imbu de théories et généralement étroit d’esprit.

Europe » . L’absence de plainte souligne l’abomination de la situation. C’est pour l’agrément des européens que les esclaves sont mutilés.

II/ L’entreprise delibération par la parole
L’auteur délaisse le récit pour proposer un dialogue qui va permettre au personnage d’évoluer. En outre, l’emploi de la première personne confère une grande intensité à l’échange.

1°) Un échange authentique
On remarque les efforts de Candide pour marquer sa sympathie envers l’esclave, comme l’indique l’expression « mon ami ». De plus, la précision « en hollandais »révèle la volonté de respecter la langue du pays. Enfin, le jugement de valeur : « dans l’état horrible où je te vois » manifeste une compassion sincère envers le nègre qui est perçu comme une personne à part entière. A l’inverse, on note que le nègre marque sa déférence envers le blanc, comme en témoigne sa réponse : « Oui monsieur ». De plus, sa réponse : « J’attends mon maître » fournit...
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