Commentaire philo alain

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  • Publié le : 29 octobre 2009
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Philosophie : Explication de texte

Dans le texte, L’homme devant l’apparence extrait de Propos sur les pouvoirs publié en 1924 ALAIN se préoccupe de définir la pensée. Il soutient que penser c’est d’abord dire non, notion qu’il va définir. Il se demande à quoi il faut penser pour enfin élargir son sujet sur l’impact et l’importance de penser. En cherchant à répondre à cette question :qu’est ce que la pensée remet en question ? Il aborde donc ce terme « non » qui est associé à la pensée, puis en étudiant son impact sur l’Homme penseur et ce qui l’entoure.

L’auteur va nous présenter sa thèse dès la première phrase. « Penser c’est dire non ». Le mot « non » est ensuite définit dans la deuxième phrase. Le « non » et le « oui » sont mis en opposition ils sontrespectivement identifiés à l’endormissement et au réveil. Le « non » est donc désigné métaphoriquement par une connotation méliorative à contrario du oui qui admet une connotation péjorative. Le « non » serait le réveil ou autrement dit l’éveil et le début de l’intervention de la pensée dans la vie de l’Homme. ALAIN pose donc sa définition de la pensée en problématique : à quoi faut-il penser, dire non ?Question à laquelle il répond par une question rhétorique, mettant en avant trois thèmes : le monde (c’est-à-dire le monde des relations humaines et des entités perçues par les sens), le tyran (c’est-à-dire celui qui s’empare du pouvoir absolu par son éloquence), le prêcheur (c'est-à-dire celui qui aime faire la morale). On voit donc que par ces trois thèmes ALAIN préconise la réflexion, la penséesur des idées données et qui veulent être imposées avant d’avoir une opinion sur elle. Il faut connaitre avant de juger. Les trois mots sont ensuite désignés et regroupés sous le nom « apparence » ce qui nous renvoie donc au titre de l’extrait  l’Homme devant l’apparence. On peut donc dire que l’Homme avec comme seule arme sa pensée doit combattre, c'est-à-dire penser, réfléchir sur des idées quilui sont données « brutes », et souvent accepter sans analyse.
La phrase suivante donne lieu à l’élargissement de sa thèse : c’est à elle-même que la pensée dit non, en effet, la pensée dit non à des choses qu’elle a reçu auparavant et que désormais elle nie, n’accepte plus comme une simple évidence mais cherche à bâtir une réflexion autour d’une croyance devenue habituelle car la penséene s’était pas éveillée. On porte donc attention en permanence à ce que l’on pense pour en vérifier la justesse. Par le verbe d’action « rompre » et « heureux acquiescement » qui marquent une rupture définitive avec l’Homme qui voit sa pensée endormie et qui suit sans réflexion des préceptes qui lui ont été inculqués. Cette phrase marque bien l’importance du combat de la pensée contre elle-même.Alain va même plus loin il distingue deux pensées, celle antérieure à l’éveil, dont on se sépare, et celle actuelle, postérieure à l’éveil. Les deux phrases qui suivent montrent l’importance de ce combat dans la vie de l’Homme qui recherche le fond des choses.
ALAIN dans deux grandes phrases va démontrer que sans se servir de sa pensée on croit tout et on se fait abuser. Le monde des objetsest connu grâce aux perceptions aux sensations, que l’on écoute « à l’aveugle » et en qui la confiance est absolue. L’Homme consent c'est-à-dire qu’il ne s’exprime pas, donc il accepte car il n’a pas pensé le sujet. Il a suivi ses sens sans chercher au-delà, sans pénétrer dans la métaphysique. En se qui concerne le tyran, c’est le manque de recul de l’Homme sur des propos donnés et le respect« hiérarchique » qui empêche le combat des idées et qui lui permet de devenir maître de la pensée endormie d’un Homme, c’est ce qui lui permet de la contrôler.
C’est ainsi qu’ALAIN va prendre des exemples et démontrer sa théorie. Il dit qu’une « doctrine vraie » c'est-à-dire un enseignement accepté et vérifié par plusieurs personnes est faut pour tout Homme qui n’a eu de pensée sur les idées...
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