Croissance et developpement

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  • Publié le : 24 septembre 2009
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Dissertation économique
Sujet : La croissance économique suffit-elle toujours à résorber le chômage ?
Septembre,2009
Intro :
Face à des dysfonctionnements du marché du travail, les gouvernements des PDEM (pays développés a l’économie du marché) se sont interrogés sur les stratégies de lutte contre le chômage. La croissance économique est-elle cependant suffisante à résorber le chômage? Autrement dit, la baisse du chômage dépend-elle uniquement de la croissance économique ?
Il convient de montrer d’abord que la croissance économique a une influence majeure sur l’emploi, pour montrer ensuite que cette croissance ne crée pas toujours d’emplois et qu’elle n’entraine pas toujours un recul du chômage.
Développement :
Une influence majeure sur l’emploi Le volumed’emploi dépend fondamentalement du niveau d’activité. Dans la théorie keynésienne, l’emploi dépend directement de la croissance, qui dépend de l’intensité de la demande globale. Le chômage « keynésien » est toujours involontaire, et résulte seulement d’un ralentissement de l’activité. Cette définition conjoncturelle du chômage justifie la mise en œuvre de politiques économiques pour stimuler lacroissance. Les modèles post-keynésiens mettent en scène des situations « d’équilibre de sous-emploi » dans lesquelles les politiques économiques interviennent pour stimuler l’activité et porter la croissance à un niveau qui assure le plein emploi.
La loi d’Okun a formalisé la relation croissance-chômage. Le keynésien montre au début des années 60 que le chômage augmente chaque fois que la croissanceeffective (ou le PIB effectif) tombe au-dessous de la croissance potentielle (ou du PIB potentiel). Le gap d’Okun correspond à l’écart entre les deux (la croissance potentielle est celle qu’il serait possible d’obtenir si les facteurs étaient pleinement employés). La loi d’Okun montre que, pour les Etats-Unis de l’époque, tout accroissement du gap de trois points entre le PIB effectif et le PIBpotentiel entraîne une augmentation du taux de chômage de un point au-dessus de son niveau « naturel ». En gros, une croissance de 3 % fait reculer le taux de chômage de 1 point.
II. … mais la croissance ne crée pas toujours des emplois

1. La croissance ne crée des emplois que si son rythme de progression est supérieur à celui de la productivité. Les entreprises sont contraintes dans ce cas àembaucher. Du moins si elles ne choisissent pas d’augmenter le temps de travail (heures supplémentaires), ou d’investir dans des équipements automatisés. En France, un taux de croissance de 4 % était nécessaire pour créer des emplois durant les Trente Glorieuses. 2,5 % suffisent à la fin des années 1980, et 1,5 % aujourd’hui. Ces chiffres correspondent aux gains de productivité moyens de chaquepériode. La croissance est redevenue plus extensive. D’une façon plus générale, le progrès technique à court terme peut détruire des emplois. Certaines innovations, portant la croissance, peuvent créer un « choc de productivité » et un chômage technologique. A. Sauvy a montré que, à long terme, le bilan en emplois du progrès technique était positif. La compensation s’opère à travers un « effet-prix» (les baisses de prix permises par les gains de productivité stimulent la demande et la production) et un « effet-revenu » (le surplus de richesse issu des gains de productivité alimente de même la demande, etc.).

La création d’emplois dépend du caractère durable ou non de la croissance. Lorsque celle-ci redémarre, les entreprises n’embauchent pas tout de suite, dans l’attente d’uneconfirmation de la tendance. La productivité (rapport de la production au coût des facteurs) augmente alors. Les embauches qui interviennent par la suite, en augmentant le coût des facteurs, réduisent la productivité (notion de cycle de productivité).
La vitesse d’ajustement de l’emploi est variable. Une étude de l’OCDE a montré qu’entre 1985 et 1990, le délai moyen d’ajustement de l’emploi à...
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