Dissertation

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  • Publié le : 8 janvier 2010
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Après la Première guerre Mondiale, Roger Martin Du Gard conçoit le projet d’un long roman dont le sujet initial s’intitule « Deux frères ». De fait, le roman en huit volumes intitulés, ensuite, « Les Thibault » va l’occuper des années 1920 à 1940. Dans ce grand cycle romanesque, dont il reçut le prix Nobel de littérature, nous allons nous intéresser aux relations entre frères. La question se posedonc : « les contacts entre ces deux frères peuvent-ils nous paraître particuliers ? ». Pour tenter de répondre à cette question, dans une première partie, nous verrons qu’ils ont des rapports tendus puis, dans une deuxième partie, qu’ils ont des liens tout de même soudés.

I/ Relations conflictuelles et parfois distantes :
A/ Une gênecréée par différentes raisons :
- L’indifférence de Jacques. Il le montre plusieurs fois. Effectivement, d’abord quand Antoine vient le rencontrer au Pénitencier, « ses traits n’exprimaient rien, pas même l’étonnement de revoir son frère » (P.167), mais par la suite, il expliqua à son aîné « qu’on devient indifférent à tout » (P.280). Ensuite, il répond passivement. En effet, il répond par « oui oupar non lorsque la phrase à Antoine est interrogative mais sans le moindre intérêt » (P.165). Il se renferme complètement.
- Une différence d’âge de 9 ans. Malgré qu’ « Antoine s’efforçait de vivre avec lui sur un pied de simple camaraderie, sans rien qui pût marquer leur différence d’âge (P. 250), ils ne peuvent l’oublier et donc nous avons un handicap pour que tout se passe comme ils levoudraient.
- Une différence de comportements. Jacques est plutôt un idéaliste et un révolté, il répond à son aîné, c’est pour ça que son frère veut « le gifler pour son impertinence » (P.263), alors qu’Antoine est sérieux et conservateur. De plus, il est médecin. En effet, il s’est « spécialisé tout de suite dans les maladies d’enfant » (P.232). Ce qui peut être très dérangeant dans une cohabitation.
-Des réponses très brèves de Jacques. Effectivement, il répond à peine aux questions qu’Antoine lui pose au Pénitencier, c’est «toujours lorsqu’on désire prolonger l’entretien avec un interlocuteur qui nous répond à peine » (P.189), il dit des mots tels que « mais oui », « non », « très » (P.189). Parfois, il ne donne aucune réponse quand Antoine dit «Veux-tu » (P.152), il ne sort aucun sons de savoix.
- Antoine est bouleversé par le changement de Jacques. Il ne le reconnaissait plus « Etait-ce lui ? Il avait tellement changé, tellement grandi, qu’Antoine le regarder presque sans le reconnaître » (P.151). Il l’examinait avec une stupéfaction déconcertante.
- Antoine avait confiance en Jacques. Il doute maintenant de lui. Effectivement car, il lui avait promis de ne plus revoir Danielmais il ne l’a pas écouté et lui a donné rendez-vous « J’ai eu confiance en ta parole. Tu vois le résultat. Tu m’as trompé ; à la première occasion, tu as rompu le pacte. Maintenant, c’est fini : jamais plus je ne pourrai avoir confiance en toi » (P. ). Nous avons donc, deux frères, que tout oppose en caractère et en âge qui installe des gênes en place et des doutes. B/ Desdisputes entre eux et intérieurement :
- Antoine se dispute avec Jacques violement. En effet, il lui dit des choses dures, et profite de sa supériorité « Je t’ai dit de t’en aller, reprit Antoine, qui affectait de rester impassible » (P.264).
- Il se relâche. Effectivement, il se dit qu’il a « fait tout ce qu’il a pu », qu’il « a essayé la douceur, l’affection » et lui « a laissé la plus grandeliberté » (P.265). On comprend qu’il se laisse entraîner par la passivité. Il ne veut plus agir. Il est désespéré par son frère qui ne fait pas d’effort.
- Jacques dit des paroles blessantes à Antoine. Il n’arrive plus à se contenir. C’est pourquoi, il lui parle sur « le ton de la menace qu’il prenait si souvent » (P.171), puis avec une « violence imprévu » (P.176), et avec des expressions...
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