Dissertation

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  • Publié le : 3 avril 2010
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Selon un psychanalyste contemporain, il y a un « éclat » de la passion, un
« éclat » du personnage tragique, qui fait une partie essentielle de sa
séduction.
Vous essaierez de réfléchir au sens que peut avoir une telle affirmation pour
Les Histoires tragiques de François de Rosset et La Mariane de Tristan, en
prenant en compte la pluralité des sens du mot « éclat ».Il y aurait selon un psychanalyste contemporain, un « éclat de la passion, un « éclat » du personnage tragique, qui fait une partie essentielle de sa séduction. Le terme « éclat » est d’abord associé à la passion puis au personnage tragique, ce qui fait penser que passion et personnage tragique
se confondent. Nous remarquerons ensuite que pour ce psychanalyste, l’«éclat » ferait une partieessentielle de la séduction. Ce qui plairait donc particulièrement à l’auditoire serait cet « éclat » qui serait donc une condition de succès d’une pièce de théâtre ou d’un livre. Dès lors il est important de s’interroger sur les sens possibles du terme « éclat » et de s’appuyer sur des exemples tirés des Histoires Tragiques de François de Rosset et de La Mariane de Tristan pour éclairer cetteaffirmation.
Une première étape nous incitera à considérer l’« éclat » au sens de magnificence, splendeur et rayonnement dans la passion et les valeurs qui font les personnages tragiques. Une seconde étape nous amènera à donner au sens « éclat » un aspect plus noir de rumeur et scandale, qui font exploser les équilibres. Une dernière étape nous fera réfléchir au rapport de séduction existant entrele personnage tragique et l’auditeur/lecteur qui serait en partie conditionné par cet état « d’éclat ».

Si l’on considère l’idée d’Aristote que le « héros tragique doit inspirer terreur et pitié » et « qu’ils sont des hommes meilleurs que nous », alors on comprend que ceux-ci soient hissés au rang de personnages de référence, exemplaires. Doté de qualitésexceptionnelles, le personnage tragique apparaît alors comme étant hors-norme. Nous pouvons le vérifier en regardant comment François de Rosset qualifie les personnages de ses Histoires Tragiques. Ces histoires basées sur des faits divers des canards de cette époque présentent le sort tragique, barbare et funeste de personnages aux qualités excessivement positives. L’auteur au début de chaque histoireles encense véritablement et les façonne à l’image de l’excellence. Ainsi dans l’histoire I, le personnage de Cléandre « est accompli en toutes les plus rares perfections qu’on puisse imaginer …riche vaillant et sage; jeune, savant et libéral ; si beau et si courtois qu’il était impossible de le voir sans l’aimer »et ces qualités seront par ailleurs transmises à son fils. Les enfants Doralice etLizaran de l’histoire V eux,«étaient beaux, qu’on eut dit que la Nature avait pris plaisir à les former, pour faire voir un de ces miracles ». La société du XVIIe siècle met l’accent sur une qualité indispensable : l’honnêteté. Il est incontestable que le personnage de Rosset est sublimé. L’ « éclat » en tant que rayonnement est d’autant plus avéré, que ces personnages sont présentés dans unenvironnement souvent perturbé tel« l’Empire de Perse accablé de misères publiques », ou le « siècle qui est l’égout de toutes les vilénies des autres ». Ce contexte apparaît alors comme un mauvais présage de ce qui peut advenir et porter atteinte à l’aura de ces personnages. Les qualités les plus exceptionnelles ne suffisent pas à maintenir l’état de grâce. La société du XVIIe siècle est dictéepar les apparences et les Histoires Tragiques permettent peut-être, une ouverture sur les êtres cachés derrière ces obligations mondaines. Ainsi nous pouvons lire dans l’histoire VII « les chrétiens sont entachés de vices exécrables ». Le vice, la faute fait partie intégrante du personnage tragique et attend de pouvoir éclore.
Avec la Marianne de Tristan, nous sommes au cœur de ce qui...
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