Dissertation

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  • Publié le : 14 décembre 2011
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LAFCI Hasan T°s3
Devoir de Philosophie
La technique

Dans cet extrait Marx s’interroge sur la signification ou la valeur du travail salarié[ pour l’ouvrier. Pour l’ouvrier le travail salarié a d’abord une signification négative. Il « dépossède » l’ouvrier. Marx s’interroge donc sur les formes que prend cette « dépossession ».  » En quoi consiste la dépossession du travail ?  » Telle est laquestion qui ouvre le texte. Mais là n’est pas la véritable signification du travail.
Dans cet extrait des Manuscrits de 1844, Marx aborde le thème du travail. Il pose la question suivante : comment le travail produit-il l’aliénation de l’homme ? Marx montre que dans le système capitaliste, la « dépossession » du travailleur conduit non seulement à son aliénation mais aussi à sa dénaturation. Dansune première partie qui va de la ligne 1 à la ligne 13, Marx explique en quoi consiste « la dépossession du travail ». Celle-ci est double : non seulement le travail est une capacité extérieure à l’ouvrier, mais celui-ci est privé du fruit de son travail qui ne lui appartient pas. Dans une seconde partie Marx montre que cette forme du travail nie l’essence même de l’homme qui devient alorsétranger à lui-même.

Pour Marx, le travail salarié « dépossède » ou dévalorise l’ouvrier.
« En quoi consiste la dépossession du travail  » (ligne 1)?  Sous la plume de Marx,  le verbe « déposséder » a un sens fort. Il s’agit pour Marx de démontrer que la signification du travail salarié pour l’ouvrier est une injustice. Car sous l’idée de « dépossession », il y a bel et bien l’idée d’un vol, d’uneextorsion : déposséder quelqu’un c’est lui prendre par la contrainte quelque chose qui lui appartient.Il a été inspirée du travail de Robin L : Cette idée va à l’encontre de l’idée que le travail salarié pourrait apporter quelque chose, « un gain »  à l’homme. C’est ce que sous-entend le fameux slogan vantant les mérites de la « valeur-travail » : « travailler plus pour gagner plus ». Pour Marx,l’homme (qu’il distingue du salarié, qui n’est qu’un type particulier d’homme) n’a rien à y gagner mais au contraire a tout à y perdre. C’ est ce que démontre le texte.
Dans la première partie du texte, Marx expose le mécanisme de cette « dépossession ». La caractéristique principale "d'abord" - ligne 1 de cette « dépossession » de l’ouvrier,  réside dans l’extériorité du travail salarié. Dire que letravail est extérieur à l’ouvrier ,  Cela veut dire « qu’il n’appartient pas à son être » (lignes 2-3). Mathieu B. pose une question intéressante : Y-a-t-il un « être » de l’ouvrier  au sens où il y aurait une condition ouvrière ? Il répond de façon tout à fait pertinente en précisant que l’être de l’ouvrier n’a rien à voir avec la condition ouvrière. La condition ouvrière est produite par letravail salarié, autrement dit c’est le salariat. L’être de l’ouvrier c’est son humanité. Ce que montre le texte c’est la profonde contradiction entre l’être de l’ouvrier et la condition ouvrière.
Le travail salarié n’est ni une capacité, ni un talent, ni un savoir-faire que l’ouvrier possèderait en propre, une qualité qui lui permettrait de « s’affirmer » (ligne 3), d’obtenir une reconnaissance ouune valeur sociale, dont il pourrait tirer une « satisfaction » (ligne 4). Le travail n’est pas là pour satisfaire un besoin fondamental de l’homme : la reconnaissance, c’est-à-dire être reconnu dans sa dignité de travailleur par la reconnaissance de ses compétences et de ses qualifications. Le travail n’a pas pour fonction de valoriser l’ouvrier. C’est pour cela que l’ouvrier « ne s’affirme pas »dans le processus de travail.Marx montre comment le travail salarié ne peut répondre aux besoins fondamentaux du travailleur, comment il le laisse insatisfait et profondément « malheureux«  C’est qu’en lui déniant toute compétence et toute qualification, l’ouvrier n’est plus qu’un outil d’éxécution dans le processus de production. L’ouvrier n’ a pas le choix, il est contraint dans son...
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