Droit administrati

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 135 (33543 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 10 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
f Droit administratif 2

2ème partie : Les limites de l’action administrative.

Titre 1 : La légalité.
C’est la qualité de ce qui est conforme au droit, mais aussi à la loi formelle. L’autorité administrative est soumise à la légalité, c'est-à-dire qu’elle doit agir conformément au droit.

Chapitre I : Analyse de la légalité

Section I : Les sources de la légalité.
Ce sont les diversesrègles juridique dont le respect s’impose à l’administration. Elles doivent êtres distinguées des sources matérielles, qui sont les différents facteurs conditionnant l’élaboration des règles de droit (facteurs géographiques économique, sociaux, etc…).

Sous Section I : les sources écrites.

I. La Constitution.
Situé au sommet de l’ordonnancement juridique, la C° soutient sur le planjuridique toute la vie politique et administrative du pays. La norme constitutionnelle ne se limite pas aux seuls articles de la Constitution, mais englobe aussi la DDHC de 1789 et les préambules Constitutionnels.

Pendant longtemps la valeur juridique des déclarations de droit de 1789 et des préambules C°L a été extrêmement controversée. En effet, selon certains juristes les DDHC et les préambulesC°L n’étaient que l’énoncé d’une doctrine philosophique et n’avaient aucune autorité de nature à lié le juge. Pour d’autres encore, il fallait distinguer entre les règles suffisamment précises et donc immédiatement applicable pour avoir valeur juridique, et celles qui ne sont que des préceptes philosophico-politique sans valeur juridique.
En réalité toutes les dispositions des déclarations dedroit et des préambules constitutionnels ont valeur juridique. En effet, les juges administratif et C°L assurent le respect du préambule de la Constitution par l’autorité administrative et du législateur. Ainsi dans un arrêt EKY du 28 Octobre 1760 le CE a examiné un moyen tiré de la violation de l’article 8 DDHC selon lequel nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguéantérieurement au délit.
De même dans un arrêt du 16 Juillet 1971, le CC a affirmé que les règles relatives à la liberté d’association étaient au nombre des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ; énoncé dans le préambule de la Constitution de 1958, et s’imposant au législateur.

Le contenu du préambule de la C° de 1959 est assez riche, car il comprend la DDHC de 1789, lesprincipes fondamentaux des grandes lois libérales des III et IV République (liberté d’association, individuelle, etc..). Il y a ensuite les principes nouveaux édictés en 1946 (droit de grève, liberté syndicale), et enfin la Chartre de l’environnement adopté le 1er Mars 2005 adossé à la Constitution.

En revanche ne font pas partie du bloc de C°alité les objectifs à valeur C°L qui sont des normesjurisprudentielles s’imposant au législateur, précisant les droits et libertés (préservation de la liberté personnelle, sauvegarde de l’ordre public, de la dignité de la personne humaine), les objectifs de valeur constitutionnel ne sont pas opposables à l’administration. En effet, le CE considère que un requérant ne peut se prévaloir d’un objectif de valeur constitutionnel à l’appui d’un recourspour excès de pouvoir contre une décision administration ; CE 3 mai 2002 « Assoc. De réinsertion sociale du Limousin ».

La C°, norme juridique supérieure à tout autre s’impose évidemment à l’autorité administrative. Le JA peut se référer aux dispositions de la C° pou annuler un acte qui lui serait contraire. Cependant le contrôle de la C°alité des actes A a été longtemps très limité, du fait de lathéorie de la loi écran. Lorsque l’acte A contraire à la C° trouvait son fondement direct dans une loi, son illégalité, s’interposant entre lui et la C°, ne pouvait être invoqué devant le juge car la loi faisait «  écran » et que le contrôle juridictionnel de la C°alité des lois par voie d’exception n’était pas admise.

Ainsi, le CE considérait que le principe de gratuité de l’enseignement...
tracking img