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  • Publié le : 6 mai 2011
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Economie générale:

Note de synthése:

Les apports de la théorie du capital humain, sous triple point de vue: salarié, entrepreneur et nation ainsi que les limites de cette théorie dans sa capacité à représenter la réalité, la diversité du monde professionnel et les aspirations individuelles de l'ensemble des salariés.
Le développement économique d'un pays dépend aussi du niveau de formationet de l'état de santé de sa population. On s'accorde aujourd'hui l'importance essentielle dans l'enclenchement du processus de développement économique et le maintien d'un niveau élevé de croissance de ce qu'on appelle le « capital humain ».
La théorie du capital humain a été développée en 1964 par Gary Becker.
Le capital humain est il un enjeu essentielle pour le developpement économiqued’une société ? Cette notion de « capital humain » recouvre une grande variété d'éléments, à la fois des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être.

En ce qui concerne le point de vue des salariés le capital humain se définit comme l’ensemble des capacités productives qu’un individu acquiert par accumulation de connaissances générales ou spécifiques, de savoir-faire, savoir-être etc. La notion decapital exprime l’idée que c’est un stock immatériel imputé à une personne pouvant être accumulé, s’user. Il est un choix individuel, un investissement personnel. Comme tout investissement, il s’évalue par la différence entre des dépenses initiales, le coût des dépenses d’éducation et le coût d’opportunité, c’est-à-dire le salaire qu’il recevrait s’il était entré dans la vie active, et sesrevenus futurs actualisés. L’individu fait donc un arbitrage entre travailler et suivre une formation qui lui permettra de percevoir des revenus futurs plus élevés qu’aujourd’hui. En effet, selon Gary Becker, la formation accroît la productivité de la personne. Est pris en compte aussi le maintien en état de son capital physique (santé, nourriture, etc.). Il optimise ses capacités en évitant qu’ellesne se déprécient trop du fait soit de la dévalorisation de ses connaissances générales et spécifiques ou de la de la dégradation de sa santé physique et morale. Il investit de façon à augmenter sa productivité future et ses revenus.

Du point de vue des entrepreneurs la pratique de ces principes de bon sens ne sont pas souvent appliqués. Les entreprises continuent à licencier, à avoir recoursau travail précaire pour accroître leur flexibilité. Il se pose dès lors le problème de la rentabilisation de tout investissement dans le capital humain de ses salariés. Il est risqué pour un employeur d’investir dans le capital humain dans la mesure où celui-ci ne présente aucune garantie de rentabilité. Pour être certain que cet
investissement soit rentable, il ne faut pas que le salariéchange d'employeur, et ne doit pas reçevoir en augmentation de salaire tout le supplément de productivité issu de sa meilleure qualification.
En effet, la formation spécifique augmente la productivité de l'individu seulement chez son employeur. Ce dernier peut par conséquent récupérer le fruit de l'investissement qu'elle constitue.

Du point de vue de la nation Gary Becker est le premier à fairede la formation un investissement « normal ». Ceci explique ainsi pourquoi l’État devrait encourager ceux qui n’en ont pas les moyens financiers mais les capacités intellectuelles à financer leur formation, par le système des bourses, sachant que le but de l’État sera de former un maximum de personnes capables de gagner le meilleur salaire et donc de participer à l’économie du pays. C’est aussiune manière froide de considérer les aspirations de l’individu, en estimant qu’il n’est pas constitué par des sentiments diffus mais par une sorte d’assemblage de différentes expériences.

La théorie du capital humain propose ainsi une explication des différences dans les productivités marginales du facteur travail, qui permet d'établir une modélisation des inégalités de salaires. L'évolution...
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