Ethique rp droit

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1014 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 5 mai 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Fiche de lecture : L’éthique expliquée à tout le monde[1]

| Roger-Pol DROIT (né en 1949) est journaliste, chercheur au CNRS, enseignant et écrivain. Collaborateur au Monde des livres, il est également |
|l'auteur d'ouvrages de philosophie. À vingt-trois ans, encore étudiant à l'École normale supérieure de Saint-Cloud, il entre au Monde, mais garde |
|toujours un pied dans le mondeuniversitaire. Agrégé de philosophie en 1972, après avoir enseigné la philosophie en lycée, il obtient en 1998 |
|un doctorat d’État en philosophie de l’Université de Paris IV-La  Sorbonne (« La découverte du bouddhisme et la philosophie européenne » ). Son |
|Habilitation à Diriger des Recherches en 2008 à l’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales a pour sujet : « Représentations,altérité, |
|identité. Discours européens et philosophies des autres ». Il est actuellement membre du Comité National Consultatif d’Ethique pour les sciences |
|de la vie (proposé par le C.N.R.S.) depuis mars 2008 aux côtés, parmi d’autres, de Jean-Paul Caverni, d’André Comte-Sponville, de Luc Ferry et de |
|Jean-Pierre Changeux, pour ne citer que les plus connus.|

Dans un premier temps (chapitres 1 et 2), après avoir considéré l’origine du terme  éthique, une définition en est donnée par l’auteur : « forme de connaissance qui concerne les comportements, attitude qui consiste à chercher comment se comporter au mieux. » ( p.15) L’éthique se différencie de la morale par le fait que, même siles deux se préoccupent de valeurs, la morale se place plutôt du côté des normes et valeurs héritées du passé alors que l’éthique concernerait plutôt les normes et valeurs en construction. De plus le terme morale est connoté péjorativement, le terme éthique paraissant plus actuel. L’époque actuelle ne se satisfaisant plus d’une morale dominante, l’éthique renvoie à la cohabitation de plusieurs« morales » (globalisation et mondialisation).

L’éthique concerne autant les actions de la vie courante que les grandes décisions, tous les secteurs de l’activité humaine, collective ou individuelle. L’être humain est constamment en train de se demander comment agir au mieux mais la question est de savoir au nom de quoi il prend telle ou telle décision. Les règles de notre vie sont-ellestransmises ou construites (par Dieu, la nature ou les hommes) ? Existe-t-il des sentiments universels ? On sait que les règles varient suivant les époques, les contextes. Cela interroge donc la relativité. Le dénominateur commun consisterait à considérer l’éthique comme le souci des autres et procéderait du « mieux vivre ensemble ». Les cas de conscience naissent des conflits entre règles éthiques.Il est donc utile de faire une distinction entre éthique générale et appliquée (ou particulière).

Dans un second temps (chapitres 3 et 4), l’auteur montre que les attitudes éthiques ont été étudiées majoritairement par les théologiens et les philosophes et que cela renvoie nécessairement à une interrogation sur le Bien et le Mal. Plusieurs courants de pensée s’opposent en ce qui concerne lesorigines de l’éthique :

• les valeurs morales existent par elles-mêmes, non forgées par l’imagination humaine ;

• les valeurs morales proviennent des réalités naturelles et humaines, se basant sur des ressorts tels que la pitié, le partage de la peine ;

• les êtres humains de chaque époque, de chaque société, de chaque culture produisent des normes.

L’éthique est liée àune réflexion sur le bonheur. Pour les stoïciens, comme les épicuriens ou les cyniques, il y a un souci de l’éthique ; la vertu (qui rend heureux) permettant de mener une existence juste conforme à l’éthique. Au cœur des réflexions éthiques, il y a l’idée que nous sommes responsables. La notion de devoir vient s’y greffer. Les philosophes contemporains, quant à eux, s’attachent aux...
tracking img