Fabrique de l'information, le cas red bull

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  • Publié le : 5 octobre 2010
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Culture Générale : La fabrique de l’information

BUT :
Analyser un reportage, puis énoncer en quoi il répond à des critères mercantiles.

SOMMAIRE

I. INTRODUCTION 2

II. Etude du documentaire 3

2. Un teasing réussi 3

3. Explication de la boisson par des interviews 3

4. Comment Red Bull a eu un succès pareil 4

5. L’émotion 4

III. Conclusion 4

I. INTRODUCTIONDans le cadre du cours de culture générale intitulé : la fabrique de l’information, nous avons vu de quelle manière un article ou un reportage était créé. Il répond à des critères bien précis, et doit notamment pouvoir se vendre.

Pour approfondir cet enseignement, j’ai choisi un exemple concret et personnel. Ainsi, à partir d’un magazine d’informations général, j’ai essayé dedégager en quoi ce magazine (et sa construction) répond à des critères mercantiles. Dans ce document, Je discuterai de la pertinence du choix du sujet puis j’analyserai la construction du magazine.
Je tiens à préciser que je prendrais un style très cynique durant mes explications, bien que j’ai conscience de la tristesse des familles ayant perdu un être cher ou encore la possibilité d’un alcoolfort chez les jeunes.

J’ai choisi d’étudier un reportage issu du magazine Envoyé Spécial (France 2), qui a pour titre : « Red Bull : à boire avec ou sans modération », diffusé sur France 2, le jeudi 20 novembre 2008 à 20h55, en première partie d’émission.

II. Etude du documentaire

1. Choix du sujet

Le sujet choisi sur l’arrivée de la boisson Red Bull en France et sessupposées actions négatives n’est pas anodin car c’est un sujet très polémique. En effet, cette boisson a été interdite en France pendant plus de dix ans car sa composition est un secret très bien gardé et personne n’a encore réussi à démontrer que ses effets sont négatifs malgré bien des études.
De plus, cette boisson est consommée par des jeunes dans les soirées et mélangée avec des alcools,notamment la Vodka, alors comment ne pas lier cette boisson à la « décadence des jeunes de nos jours » et leur « alcoolisme dans leur soirées déjantées ».
Enfin, ce documentaire est complètement à charge de la boisson et bien qu’il n’avance aucune preuve tangible de la dangerosité de cette boisson, le but est réellement d’effrayer les gens sur cette boisson qui TUE (dixit la voix off).2. Un teasing réussi

Tous les programmes des chaînes hertziennes commencent à la même heure en prime time à 20h50, il faut donc absolument tenir le spectateur pour qu’il ne change pas de chaîne au début du reportage. C’est pourquoi celui-ci commence avec des bribes d’informations et surtout des questions qui suscitent de l’intérêt chez le spectateur : « Qui se cache derrièrel’énigmatique PDG milliardaire ? », « Que contient vraiment cette boisson fabriquée en Chine ? », « Quel est son rapport avec les morts soudaines partout dans le monde ? » puis des interviews dramatiques (attisées par des musiques de fonds du même ordre) « Il est tombé d’un coup, on a pas compris… ».
Ce qui est étrange lorsqu’on a vu le reportage et qu’on le regarde une seconde fois c’est qu’aucune deces questions n’ont trouvées une réponse et la mort du garçon est supposée (et les médecins prennent des pincettes quand ils en parlent) être due à cette boisson, qui ne l’a pas tué.
Après l’introduction, l’idée du spectateur est faite : c’est une boisson qui tue, fabriquée en Chine, qui n’est pas le meilleur gage de qualité, avec des ingrédients secrets et son PDG est si secret qu’ilcache forcément quelque chose.
Le spectateur est conditionné à voir le Red Bull à charge pour le reste du reportage et les journalistes vont insister pendant tout le reportage pour appuyer cette thèse.

3. Explication de la boisson par des interviews

Les journalistes commencent par expliquer ce que sont les boissons énergisantes qui ne sont bues qu’en soirée puis indiquent...
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