Fast food

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  • Publié le : 22 novembre 2010
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* La restauration rapide a passé la barre des 30 milliards d'euros en 2009 en France, (à 30,3 milliards d'euros), selon une étude du cabinet spécialisé Gira Conseil, présenté mardi lors du salon Sandwich and snack show à Paris.
Ce marché, qui va de la boulangerie au fast-food de hamburgers en passant par les petites boutiques de kebabs, mais aussi les rayons snack des grandes et moyennessurfaces, avait réalisé un chiffre d'affaires de 19,6 milliards d'euros en 2004. «Le marché a gagné 10 milliards en 5 ans», souligne Bernard Boutboul, directeur de Gira Conseil. Soit une croissance de 54,6%.
Réduction du temps consacré au déjeuner
Le temps consacré au déjeuner à diminué. Il est passé de 1 heure 38 en 1975 à 31 minutes aujourd'hui. Dans le même temps, l'offre s'est énormémentdiversifiée. Si le choix se limitait à sandwich, hamburger et pizza, il y a quelques années, il s'est depuis ouvert aux salade-bars, aux bars à soupes, aux fast-food de pâtes.
Surtout les grandes et moyennes surfaces, grâce à des innovations de l'industrie agroalimentaire, ont développé leur rayon snacking et proposent de plus en plus de sandwichs, de salades, de pâtes en sauce dans des boîtes en cartonqui peuvent être réchauffées au micro-onde ou des petites cocottes de plats préparés plus traditionnelles. «Aux prix de la grande distribution», ajoute M. Boutboul.
Le seul marché du sandwich (tous pains et toutes garnitures confondues) a réalisé 6,3 milliards d'euros, en hausse de 8,8% sur an.
La restauration rapide, dont le prix moyen toutes taxes comprises est inférieur à 8 euros, représente7 repas sur 10 pris hors domicile.
Le secteur connaîtra, sans surprise, un passage à vide en 2009. En effet, dans le sillage de la récession économique, les dépenses de restauration apparaitront comme des variables d'ajustement budgétaires pour les ménages. Cependant, ce phénomène pénalisera plus directement le segment de la restauration traditionnelle. Continuant ainsi à gagner des parts demarché sur ce dernier, plus particulièrement lors des repas du midi, la restauration rapide devra son salut à son positionnement prestations / prix.
Le trou d'air conjoncturel ne remettra cependant pas en cause le dynamisme sectoriel de ces dernières années.
L'embellie sera de nouveau au rendez-vous à l'horizon 2010, la restauration rapide continuant à bénéficier des évolutions de comportement desFrançais. Les modes de consommation ont en effet fortement changé. Le raccourcissement de la pause déjeuner, la généralisation du nomadisme alimentaire ou encore l'accélération des rythmes de vie sont des tendances lourdes qui constituent un terreau fertile pour l'activité des spécialistes de la vente à emporter de nourriture

Des performances supérieures à la restauration traditionnelle
Au seindu marché de la restauration commerciale, le segment de la restauration rapide surperforme notamment par rapport aux établissements traditionnels. Il est vrai que les opérateurs intervenant sur ces deux secteurs ne sont pas soumis aux mêmes contraintes. A ce titre, l'application en juillet 2009 du taux de TVA à 5,5% (en vigueur au sein de la restauration rapide depuis de nombreuses années) pourla restauration
traditionnelle est une réelle avancée pour les spécialistes de ce segment.
Ce sont en réalité les frais de personnel qui font la différence
En effet, la restauration traditionnelle doit faire face à d'importantes problématiques concernant l'embauche de personnel. Selon l'analyse de Xerfi, les frais de personnel représentent environ 26 % du CA pour la restauration rapide, alorsqu'ils dépassent les 41 % dans la restauration traditionnelle.
Les difficultés de recrutement et le turnover important dans la profession avivent les tensions sur les salaires. Ces facteurs ne se retrouvent pas au sein de la restauration rapide car les enseignes y emploient le plus souvent une main-d'oeuvre peu qualifiée. Les frais d'équipement et immobiliers sont également moins élevés
qu'en...
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