Gargantua

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 4 (843 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 8 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Introduction

Le texte se rattache à l’étude d’un mouvement culturel européen. Rabelais (1494 - 1553) fait dans Gargantua la satire des mentalités médiévales. Dans le chapitre 15, qui suit unchapitre qui ridiculise les méthodes d’éducation du Moyen Age (chapitre 14 : Comment Gargantua fut instruit en lettres latines par un sophiste), Rabelais fait la démonstration de la supériorité humanisteen opposant dans une scène le comportement de Gargantua qui étudie depuis plus de vingt ans sous la direction des sophistes à celui du jeune Eudémon, élève des humanistes qui n’a mis que deux ans pourassimiler parfaitement les principes de la rhétorique (art du discours) latine et des bonnes manières en usage dans une société aristocratique.

Le début et la fin du passage sont consacrés à lasatire des conceptions médiévales tandis que la partie centrale expose les avantages de la méthode moderne.

I. Satire de l’éducation médiévale

A) Les inquiétudes du père
L’élève Gargantua esttrop abruti par la méthode pour prendre conscience de ses erreurs. C’est le père qui observe les effets dévastateurs des deux pédagogues. Le jeune homme ne progresse pas mais de surcroît, il perd son bonsens et le sens de la réalité (accumulation d’adjectifs dévalorisants et rythmes binaires qui insistent sur ce constat).

B) Un conversation instructive avec un représentant de l’humanisme(Philippe des Marais) qui achève de l’éclairer en lui montrant la fausse science des sophistes (deux antithèses : savoir - bêtise ; sagesse - enveloppe vide) puis ses effets nocifs ("abâtardissant les bons etnobles esprits, et corrompant toute fleur de jeunesse") qui dégradent les qualités de l’élève.
La conclusion du père et de son ami est confirmée par l’attitude puérile de Gargantua incapable derépondre au discours d’Eudémon, se mettant à pleurer et se cachant la visage dans son bonnet. Les comparaisons empruntées au domaine animal achèvent de le ridiculiser puisqu’il " se mit à pleurer comme...
tracking img