Histoire et philosophie des ddh

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  • Publié le : 19 octobre 2009
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Histoire et philosophie des DDH
La raison des droits humains : histoire, philosophie et sociologie

Introduction :
Comment comprendre ce qu’on nomme les DDH, droits humains, droits de la personne ?
Il est nécessaire d’identifier ce dont on parle, parce que les DDH ne vont pas de soi. Les DDH apparaissent d’abord dans les textes, à un moment et un lieu donnés.

• Les DDH sont ununiversel abstrait. On ne rencontre pas l’Homme. Selon certains, les concept serait ambigu, car il a une approche genrée (pas de prise en compte des femmes).
• Droits humains : on qualifie un type de droit, mais on ne parle plus d’un bénéficiaire.
• Droits de la personne : surtout employé dans la tradition chrétienne et au Québec.

• Droits de l’être humain : droits de chaque être humainet de tous les êtres humains. C’est une singulier pluriel, un universel singulier. Chaque être humain, dans sa singularité, en tant qu’il s’adresse à tout être humain, et réciproquement. On ne peut pas revendiquer un droit pour soi- même sans le revendiquer pour tous les autres.

I. Un phénomène social-historique :

Il y a une objectivité sociale-historique des DDH : on ne retrouvepas les DDH d’après des sentiments, mais ils font partie intégrante de l’Histoire. Des acteurs socio-politiques en ont fait l’Histoire.
Les DDH s’annoncent comme une philosophie, avec une certaine tradition (=culture qui se transmet). Il est nécessaire d’avoir une approche philosophique des DDH pour en dégager la sagesse. Toute l’histoire de la philosophie n’a aucun rapport avec les DDH. Laseule approche philosophique possible se trouve dans les Déclarations. On doit penser les Déclarations comme un phénomène social-historique.
Dans un contexte très troublé et trouble, parfois avec instrumentalisation religieuse, parfois avec des conflits, il faut combattre un certain évidentialisme de ces DDH qui ont été appropriés partout dans le monde par des acteurs et des culturesdifférents.
Les DDH représentent une culture, mais pas occidentale, car ils représentent avant tout une rupture. Ils ont fait irruption dans les sociétés modernes au cours de 3 révolutions. Il y a un rapport essentiel entre les DDH et les révolutions qui ont accouché du monde moderne :
- Révolution anglaise = avènement de Cromwell ;
- Révolution américaine ;
-Révolution française.
L’objectif de ces 3 révolutions était de refonder le politique et le limiter. Une société légitime doit protéger les droits et rompre avec cette légitimité du pouvoir politique par une instance transcendante (Dieu).
Mais les auteurs des textes restent des croyants. Ces textes viennent remplacer cette vision théologico-politique du pouvoir. Les DDH ne sont pas des textes, desidéaux qui planent au-dessus des populations, mais leur irruption sur la scène de l’Histoire, c’était faire l’Histoire sur ces droits.
Dès les origines, certains acteurs se sont opposés aux DDH, car ils ont bouleversé la configuration des sociétés. Mais rapidement, il y a eu une certaine universalité de ces droits : luttes sociales, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…

La modernité,c’est que la société s’auto-détermine. On ne peut pas opposer tradition et modernité.
Modernité = valorisation du présent, valorisation du nouveau dans le présent, développe une conception linéaire de l’Histoire.
Dans la modernité, on ne caractérise plus les individus selon leur statut et la nation est le nouveau nom donné à ces formations sociétales. Les DDH sont inscrits comme expression etacteurs de cette modernité, et ils entrent en conflit avec la logique de la raison d’Etat, du colonialisme, du racisme… Il y a des modernités multiples.

Quelle est l’origine culturelle des DDH ? Ont-ils une genèse judéo-chrétienne ou sont-ils en rupture par rapport au judéo-christianisme ?
1963 : Vatican II, Jean 23, 1ère acceptation des DDH par l’Eglise Catholique.
1791 : La Papauté avait...
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