Horace, satires vi

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Une vie tranquille (Horace, Satires, VI, vers 110 – 131)

Horace (65 – 8 av. J.C.) Quintus Horatius Flaccus

* Né à Venouse (sud Italie) d'origine modeste (père affranchi) Fils d’un affranchi, enfance paysanne mais solides études à Rome.

* En 45 av. J.C. son père l’envoie à Athènes : formation philosophique, comme fils de grands familles.

* A Rome, emploi de scribe,greffier (scriba) mais se fait très vite connaître des milieux littéraires par ses premiers poèmes : Epodes (une épode = poème composé de strophes de deux vers inégaux) et Satires composées entre 41 et 30, poèmes lyriques et sarcastiques.

* Dès 39 se lie d’amitié avec Virgile qui le présente à Mécène, l’ami tout puissant d’Auguste (Octave).

* grâce à son talent d'écrivain et son intelligence,devint l'ami de Mécène, "le premier ministre" d'Auguste" et le protecteur des arts et des lettres.

* Horace se consacre tout entier à la littérature : Odes et Épitres. Poésie lyrique, cherche à adapter le lyrisme grec à l’esprit romain, poésie très travaillée, perfection forme, finesse et justesse observations.

* Œuvre très diverse mais thèmes de prédilection l'amour, l'amitié, lacampagne, les plaisirs de l'existence :

* le lyrisme se mêle souvent à l’évocation du temps qui passe, à l’omniprésence de la mort, aux conseils épicuriens de goûter la vie dans ce qu’elle a de plus savoureux avant qu’il ne soit trop tard. (« Carpe diem », Odes, XI)

* vie partagée entre ville et campagne, amour de la campagne, nature

* Dans Épitres et Satires il aborde avec humourles travers de son époque

Traduction

Vers 1 à 6

* Hoc : ablatif de point de vue indique point de vue envisagé. Renvoie à ce qu’il vient d’objecter à Tillius : « Il me faudrait désirer des richesses toujours plus grandes, me courber devant plus de monde, mener sans cesse un ou deux compagnons, ne jamais aller à la campagne ou voyager seul, nourrir une foule d'esclaves et de chevaux etme faire suivre de chars à quatre roues. Maintenant il m'est permis  d'aller, si je veux, jusqu'à Tarentus, sur un petit mulet, dont le poids de la valise écorche les reins et le cavalier les flancs. Personne ne me reprochera les mêmes vilenies qu'à toi, Tillius, quand, sur la route de Tibur, cinq esclaves courent derrière le praeteur avec ton pot de chambre et ton baril de vin. 
* Mille(milie) indéclinable au sg, au pluriel milia quand il s’agit de plusieurs milliers
* Praeclarus : remarquable, illustre
* Commodius : comparatif de de « commode » convenablement, dans de bonnes conditions, plus à l’aise
* Quacumque : (relatif indéfini) par n’importe quelque endroit par où, de quelque côté que
* Incedo, is, ere : s’avancer, marcher, aller
* Percontor, ari :s’informer
* Holus (olus), eris, neutre : légume (oléagineux , plante riche en matières grasses, olivier, soja etc.)
* Far, farris : blé
* Pererrare : errer à travers, parcourir en flânant
* Circus : le cirque (plein de charlatans, d’imposteurs)
* Vespertinus, a, um : (dans son aspect) du soir, qui a lieu le soir, le soir
* Adsisto, stiti, sistere : s’arrêter auprès de + datif* Divinus : qui devine, prophétique – substantivé = le devin
* Refer : se reporter, revenir
* Catinum, i : plat
* Porrum, i : poireau
* Laganum, i : sorte de crêpe ou de beignet

Moi, en cela et en des milliers d’autres choses, je vis plus à l’aise que toi, illustre sénateur.
Partout où mon désir me mène (j’ai le désir d’aller) je vais seul,
Je m’informe du prix (demandecombien) des légumes et de la farine (du blé) ;
Je parcours souvent en flânant le Cirque parmi les charlatans et le forum le soir, je m’arrête près des devins ;
De là, je reviens chez moi trouver un plat (vers, pour) de poireau, de pois-chiches et de crêpes.

Vers 7 à 9

* Tres, tria : trois
* Puer, i : jeune garcon, esclave
* Lapis, idis : pierre, marbre, table de marbre
*...
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