Jean-ben

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  • Publié le : 13 mai 2010
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Chapitre 1
C'était le temps où je souhaitais être capable de dormir.
Lycée.
Ou plutôt un purgatoire pour utiliser le mot juste. S'il y avait une façon de racheter mes pêchers, cela devait beaucoup peser dans la balance. L'ennui c'est que j'en avais de plus en plus l'habitude; chaque jours me paraissait plus monotone et impossible que le dernier.
Je suppose que c'était ma façon de dormir ; sidormir est définitivement le stade inerte entre des périodes actives.
Je regardais fixement la fêlure qui courait le long du mur le plus éloigné de la cafétéria et j'imaginais le dessin si elle n'y avait pas été. C'était la seule façon de ne pas écouter les voix qui bourdonnait comme un essain d'abeille dans ma tête.
Plusieurs centaines de voix que je ne connaissais pas qui me criaient leurennui.
Quand quelque chose apparaissait dans l'esprit d'une personne, j'entendais tout avant, et même plus.
Aujourd'hui, toutes les pensées avaient été accaparées par l'insignifiant drame d'une nouvelle venue parmi les élèves. C'était tellement facile de savoir ce qu'ils pensaient. J'ai vu ce nouveau visage répété esprit après esprit, sous tous les angles. Juste une fille ordinaire. L'excitationpour son arrivée était prévisible de façon agaçante - comme le jouet d'un enfant clignotant. La moitié des garçons, pareil à des moutons mâles, s'imaginaient déjà amoureux d'elle juste parce qu'elle leur avait jeté un coup d'œil. J'essayais difficilement de ne pas les écouter.
Je bloquait seulement quatre voix plus par courtoisie que par déplaisir : ma famille, mes deux frères et mes deux sœurs, quiavaient l'habitude du manque de vie privée en ma présence et qui me donnaient rarement leurs avis. Je leur donnais toute la vie privée que je pouvais. J'essayais de ne pas écouter si je pouvais les aider.
J'essayais tant que j'en avais la possibilité, mais ... Je savais toujours.
Rosalie pensait, en général, à elle. Elle voulait s'apercevoir de profil dans une glace, et elle retournait dans satête sa propre perfection.
L'esprit de Rosalie était un étang superficiel avec peu de surprise.
Emmett fulminait à propos du match de catch qu'il avait perdu contre Jasper durant la nuit. Il voulait se montrer très patient pour faire en sorte qu'à la fin du cours ils organisent un autre match. Je ne me suis jamais sentit intrus en entendant les pensées d'Emmett parce qu'il n'a jamais penséquelque chose qu'il n'aurait dit tout haut ou fait. Peut-être que je me sentais seulement coupable de lire les esprits des autres parce que je savais qu'il y avait des choses qu'ils n'auraient pas voulu que je sache. Si l'esprit de Rosalie était un étang superficiel, celui d'Emmett était un lac sans ombres, limpide.
Jasper...souffrait. Je retins un soupir.

« Edward »

Alice m'appela dans satête. Elle avait désormais toute mon attention.
Cela aurait été exactement la même chose que si elle m'avait appelé tout haut. J'étais content que l'on m'ait donné ce nom car il se perdait ces dernier temps... Il était ennuyeux. Dès qu'une personne pensait à un Edward je me tournait automatiquement...
t-w-i-l-i-g-h-tMa tête ne se tourna pas cette fois. Alice et moi étions doués pour les conversationsprivées. C'était rare que quelqu'un le remarque. Je gardais mes yeux fixés sur le mur.

t-w-i-l-i-g-h-t« Comment résiste-t-il ? » me demanda-t-elle

t-w-i-l-i-g-h-tJe me refrognait, un imperceptible changement dans la partie supérieure de ma bouche. Rien qui ne pu avertir les autres. Je pouvait facilement me refrogner lorsque je m'ennuyait.
L'esprit d'Alice était maintenant alarmé et je vitdans sa tête qu'elle voyait Jasper dans sa vision.

t-w-i-l-i-g-h-t« Il n'y a aucun danger ? ».

t-w-i-l-i-g-h-tElle cherchait dans le futur proche, écumant les visions avec monotonie pour trouver la source de mon froncement de sourcil.
Je tournais lentement ma tête sur la gauche, comme si je regardais les briques du mur, soupirant, et à droite sur la craquelure du plafond. Seul Alice...
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