La chute

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1175 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 7 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Commentaire des dernières pages de La Chute
De « Oui, je m’agite, comment resterais-je sagement couché ? » à « Il est trop tard, maintenant, il sera toujours trop tard. Heureusement ! »

I- Chute et exaltation de Clamence

1) Exaltation de Clamence
- Désir de hauteur : « Il me faut être plus haut que vous, mes pensées me soulèvent. »
- Sentiment d’exaltation :- exaltation mentale : « mes pensées me soulèvent »
- exaltation physique : Clamence a de la fièvre et ne tient pas en place « Oui, je m’agite, comment resterais-je sagement couché ?
- Mouvement du personnage aspirant à la liberté : « je sors, je vais, d’une marche emportée, le long des canaux », mvt caractérisant cette phrase, sentiment fort animant Clamence : « marche emportée »+ vb de mvt « je sors », « je vais » employé seul au début de la phrase, le complément « le long des canaux » n’arrivant que tardivement ; cela renforce l’idée d’élan et de mvt.
- Clamence se prend pour un démiurge, un créateur divin : « un nouveau jour de ma création » = égocentrisme, toute puissance
- Clamence se prend pour un roi ou un empereur :  à l’extrémité de cette Europeoù, au même moment, des centaines de millions d’hommes, mes sujets… ». Avec les possessifs « ma », « mes », on retrouve le désir de puissance et de domination de Clamence.

2) Exaltation & vision d’Amsterdam
- paysage hivernal de l’aube : Amsterdam au petit matin, sous la neige
- lumière douce, sensation de douceur et d’humidité
- bruits feutrés, couleurs pastelles :blanc, gris, rose
- « ces matins plutôt, car la chute se produit à l’aube… »
- « ciel livide » = pâleur, blancheur immaculée inquiétante
- « colombes » = symbole de pureté
- « Regardez, la neige tombe ! » = neige qui recouvre la civilisation d’un manteau de pureté.
- Paysage d’un monde en éveil : « une lueur rosée », « l’air humide »
- Véritable tableau« Amsterdam endormie dans la nuit blanche, les canaux de jade sombre sous les petits ponts neigeux, les rues désertes, mes pas étouffés, ce sera la pureté, fugitive, avant la boue de demain.
- Lyrisme de Clamence en contemplation face à ce paysage
- Invasion de colombes « Espérons qu’elles apportent la bonne nouvelle » : désir de pureté et d’un monde nouveau, désir de pardon
-Colombes& neige = vision idyllique d’un paradis d’amour et de partage, besoin de rédemption universelle : « Tout le monde sera sauvé,hein… »
- Idéalisme de Clamence

3) Après l’exaltation, la chute
- Tjs la dualité de Clamence :
- Exaltation & découragement
- Idéalisme & cynisme
- Agitation corporelle : p 149, puis abattement « je me recouche… »
- Attiré par laville, puis épuisé, Clamence regagne sun lit.
- Caractère cyclothymique du personnage : « je crains de m’être exalté »
- Double attirance : pour l’extérieur, les hommes & pour la solitude, son intériorité égocentrique
- Dualité de Clamence tantôt ivre « de mauvaises paroles », tantôt voyant les colombes de la reconciliation.
- Exaltation extrême, affirmation de son bonheurà grands cris : « je suis heureux, je suis heureux, vous dis-je, je vous interdis de ne pas croire que je suis heureux, je suis heureux à mourir ! » = bonheur tellement crié qu’il en devient exagéré, desespéré.
Desespoir de Clamence se lit dans l’anaphore « heureux »+ hyperbole « heureux à mourir »
- Exclamatives & apostrophes, lyrisme excessif de Clamence « Oh ! soleil, plages, etles îles sous les alizés, jeunesse dont le souvenir désespère ! »
- Chaque fois le rêve est allé trop loin et s’achève sur une vision trop lointaine dans le temps et dans l’espace : les îles et la jeunesse sont inaccessibles et provoquent la chute.

II- La chute de Clamence ?

1) Abattement & désespérance
- Idéalisme désabusé
- Antithèses : « nuit blanche »...
tracking img