La guerre de cent ans

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  • Publié le : 23 avril 2010
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Déterminez quels sont les facteurs et les grandes dates de la Guerre de Cent Ans.

La Guerre de Cent ans décrit la période de 116 ans (1337 à 1453) pendant laquelle s’affrontent la France et l’Angleterre lors de nombreux conflits, entrecoupés de trêves plus ou moins longues.

I Les facteurs du conflit.

Si on trouve les raisons profondes du conflit dans la crise démographique, économiqueet sociale que traverse l’Europe du XIVe siècle, le déclenchement de la guerre est motivé par la montée progressive de la tension entre les rois de France et d’Angleterre au sujet de la Guyenne, des Flandres et de l’Ecosse. La question dynastique, posée par une interruption de la descendance mâle directe des Capétiens en est le prétexte officiel.

A : Causes démographiques, économiques etsociales du conflit.

Alors que sous l’effet des progrès des techniques agricoles et des défrichements la population s’accroît en Occident depuis le Xe siècle, on franchit un seuil qui dépasse les capacités de production agricoles dans certaines zones d’Europe dès la fin du XIIIe siècle.
La population rurale s’appauvrit, le prix des produits agricoles baisse et les revenus fiscaux de lanoblesse diminuent alors que la pression fiscale augmente. Le refroidissement climatique provoque de mauvaises récoltes qui se traduisent, du fait de la pression démographique, en famine.
La noblesse doit compenser la diminution de ses revenus fonciers et la guerre est un excellent moyen : par les rançons perçues après capture d’un adversaire, le pillage et l’augmentation des impôts justifiés par laguerre. C’est ainsi que la noblesse pousse à la guerre et en particulier la noblesse anglaise. En France, le roi Philippe VI a besoin de renflouer les caisses de l’Etat et une guerre permettrait de lever des impôts exceptionnels.

B : La question dynastique.

Pour comprendre la question dynastique de 1328, il faut remonter une dizaine d’années dans le temps : en 1316, la mort de Louis X leHutin, deux ans après seulement celle de son père, Philippe le Bel, marque la fin du miracle capétien : de 987 à 1316, les rois capétiens ont toujours eu un fils à qui transmettre la couronne à leur mort. De sa première épouse infidèle, Louis X n’a eu qu’une fille, Jeanne de Navarre. Cas inédit jusqu’alors, l’héritier direct du royaume de France se trouve donc être une femme. La décision qui estprise à ce moment est très importante, car elle est devenue coutume et fut appliquée sur la question dynastique qui se posa en 1328. L’infidélité de la reine n’est que prétexte de l’éviction de sa fille et du choix de Philippe V (frère de Louis X) comme roi de France. En fait il s’agit d’un choix géopolitique, le refus de voir un éventuel étranger épouser la reine et diriger le pays.
Après le courtrègne de Philippe V, décédé sans héritier mâle, c’est son jeune frère, Charles IV, qui, bénéficiant du précédent posé par son aîné, ceint à son tour la couronne. Mais son règne dure également peu de temps et sans héritier mâle…
La question dynastique est la suivante : Isabelle de France, dernière fille de Philippe le Bel, a un fils, Edouard III, roi d’Angleterre. Peut-elle transmettre un droitqu’elle ne peut exercer selon la coutume fixée dix ans plus tôt ? Edouard III se propose comme candidat, mais c’est Philippe VI de Valois qui est choisi. Il est le fils de Charles de Valois, frère cadet de Philippe le Bel et descend donc par les mâles de la lignée capétienne. Les pairs de France refusent de donner la couronne à un roi étranger, suivant la même politique nationale que dix ans auparavant.Avec certaines réticences, Edouard III prête alors hommage à Philippe VI, étant son vassal au titre de la Guyenne.

C : La querelle de Guyenne.

La Guyenne pose un problème considérable aux rois de France et d’Angleterre : Edouard III se trouve être le vassal de Philippe VI et doit donc reconnaître la souveraineté du roi de France sur la Guyenne. Or les deux monarchies s’opposent...
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