La participation

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 13 (3117 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 30 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Depuis dès siècles, le principe de démocratie repose sur la participation du citoyen dans la décision et la gestion des affaires de la cité. Au cœur de l’Agora, les Grecs participaient activement à la vie sociale et politique tout comme les Romains au sein de leur forum. Lieux de vie et d’expression de tous, ces espaces publics sont l’essence même de la participation du citoyen. Aujourd’hui, lasociété civile est de plus en plus demandeuse de participation. Mais cette dernière est une notion floue, considérée et employée très différemment selon les acteurs qui l’utilisent. La participation masque de tristes réalités et la problématique qui se pose à nous est : quelle place occupe le citoyen dans le processus de participation ? Comment et dans quelle mesure celui-ci peut-il devenir uncoproducteur de son milieu de vie ?
Dans un premier temps, nous aborderons le contexte dans lequel c’est développé la participation et nous la définirons.
Par la suite, l’analyse des apports et les limites de la participation habitante nous ferons prendre conscience de la place actuelle du citoyen.
Enfin, nous verrons comment il est possible de modifier certains points pour une meilleureparticipation.

C’est dans les années 1960, née du désir de la population de partager le pouvoir avec les forces politiques locales qu’apparaît la participation. La population nécessitait d’un besoin d’écoute, de proximité pour ainsi trouver leur place au sein de la société et donc de la ville.
Les volontés urbanistiques de la reconstruction d’après Guerre étaient très sectorielles ainsi les différentsproblèmes étaient traités au cas par cas et la population se sentait mise à l’écart.
A l’heure actuelle, les politiques cherchent de nouvelles méthodes pour globaliser les problèmes et non les sectoriser.
On observe un essor de la participation dans les années 1970 avec de nombreux textes et de nouvelles lois qui naissent des problèmes rencontrés à cette époque. Par exemple, on observel’apparition de groupes de réflexion comme le HVS (habitat et vie sociale) ayant pour objectif d’améliorer les relations sociales. En 1969, l’échelle de la participation de Sherry Arnstein voit le jour et définie la participation en 3 niveaux (non-participation, coopérations « symboliques », « pouvoir effectif des citoyens »).
Les années 1980 marquent un tournant dans l’histoire de la participation. Onobserve un nouveau raisonnement en matière d’action sociale et urbaine propre à la politique de la ville telle qu’on la défini aujourd’hui.
Les pouvoirs publics prennent le relais et souhaitent associer les individus quelque soit leurs statut social (les banlieues et cités étant souvent mises à l’écart) afin de les responsabiliser et la pousser à l’initiative.
Mais ces textes seuls ne suffisent paspour développer de manière satisfaisante la participation des habitants. Des dispositions sont donc mise en place comme par exemple, la loi du 27 Février 2002 imposant aux villes de plus de 80 000 habitants d’instaurer des conseils de quartier. Les collectivités testent différentes formules pour y répondre et on observe une volonté d’évolution du rapport des citoyens au politique.

Laparticipation citoyenne couvre de nombreux domaines d’application (scientifique, social, environnemental, économique) à des échelles variables (du local au communautaire) et une définition évolutive. Elle est au centre du nouvel esprit de l’action publique contemporaine.
L’objet de la participation est d’une part la connaissance des désirs et besoins de la population, d’autre part l’information de cettepopulation. Elle fonctionne grâce à l’offre de participation descendante des élus et du dynamisme ascendant de la réponse de la population.
C’est l’association de citoyens au processus de prise de décision.
Elle constitue un enjeu fort qui permettrait d’aller d’une démocratie représentative (ou l’élu est le porte parole) vers une démocratie participative (ou l’élu est médiateur entre les...
tracking img