La relation entre les banlieue et les médias

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  • Publié le : 13 juin 2011
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EFAP IMAGE ET MEDIAS PROMOTION 2011

MEMOIRE DE FIN D’ETUDES
Les relations entre les banlieues et les médias : La « banlieue » : un enjeu médiatique ?

Fatoumata KABA Directeur de Mémoire : Mr Patrick LOUIS

SOMMAIRE
Introduction page 3

I – Banlieues: L'eldorado A) Un sujet qui reporte B) Médias: les faiseurs d'opinions?

page 6 page 7 page 11

II – Banlieues / Médias: « L'amourvache » A) Entre tension et communication B) Quelques exemples significatifs III – Esquisse d'un terrain d'entente A) Intérêt et limite des grands médias B) La banlieue prend en main sa communication

page 28 page 29 page 43 page 50 page 51 page 60

Conclusion Remerciements Annexes Interviews

page 69 page 71 page 72 page 78

Bibliographie

page 88

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INTRODUCTION
L'intérêt que jeporte aux médias et aux sujets de société, m'a amené durant huit mois à étudier les relations qui existent entre les banlieues françaises et les médias. Plus particulièrement sur le traitement médiatique de ces dernières.

Cette étude vise à éclairer à travers les différentes recherches effectuées, les contraintes médiatiques qui régissent l'accès au débat public concernant ces périphéries. Maisaussi comment l'expression « banlieue » en est arrivée à désigner des événements violents associés à une fraction pourtant minoritaire de la, population de ces quartiers défavorisés. Le terme a perdu de son sens juridique pour désigner une réalité « socio-spatiale ». Un média, qui est organe de transmission, ou de communication, doit être un agent neutre, qui a pour devoir d'informer. La questionest de savoir pourquoi ne l'est-il pas avec la banlieue ? Dans la presse et dans le langage courant, la notion de banlieue sert de désignation commode. Pour parler de la population dite « immigrée » dont l'intégration au reste de la population française est difficile, que ce soit en raison du chômage de masse apparu à la fin des années 1970 ou aux discriminations diverses sont elle est en générall'objet. Souvent liées, plus précisément à ses origines, et surtout, à son statut social. Divers synonymes proche de l'euphémisme, sont apparus comme « quartiers sensibles », ou même « les quartiers » tout court.

Le plus souvent laissées à la traîne dans le traitement de l'information, les banlieues attirent beaucoup les regards depuis la profonde crise de novembre 2005, qui à secoué lesconsciences de ces lieux, où vivent quelques dix millions de français. Il existe une fracture médiatique, qui montre, qu'au delà du « périph », 3

la justesse de la représentation du quotidien des habitants est bafouée par les médias. Longtemps les médias et les banlieues se sont méfiés les uns des autres. Si la question de l'Islam ou celle de la situation des femmes dans les quartiers défrayaientjusqu'en 2005, les chroniques des rubriques telles que « faits divers », « société », on ne pourra cependant pas nier que les médias s'intéressent autrement à ces « environs », depuis leurs embrasements, cinq ans auparavant. Mais ces « endroits » ne sont tellement apparus que sous le seul angle des gyrophares de la police et des flashs des caméras voyeuristes, qu'une méfiance s'est installée entreces deux protagonistes.

Les médias soupçonnent les habitants de refuser de voir la gravité de la situation. Ils rassemblent tous les points de tension pour dresser le tableau d‟une césure bien réelle. Ils soupçonnent les élus de ces quartiers d‟occulter celle-ci. En 2005, les jeunes étaient heureux de voir donner un écho à leur colère, à leurs attentes. Aujourd‟hui, ils voient l‟irruption desjournalistes avec la plus grande méfiance. De même, les animateurs de quartiers qui essaient de redonner aux habitants une certaine confiance dans les institutions, sont bousculés par la seule image renvoyée à ces habitants : celle d‟un affrontement de plus en plus violent entre les « barbares des quartiers » et des forces de l‟ordre massivement intrusives. Les médias accourent, donnant quelques...
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