Le horla

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  • Publié le : 12 février 2010
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DM Lecture Cursive - Le Horla (première version) - Guy de Maupassant

I) Structure et cadre du récit :

1) La première partie du texte est prise en charge par un narrateur inconnu, extérieur à l’histoire. Cette partie se situe de la ligne 1 ( «  Le docteur Marrande… ») à la ligne 15 (« il dit : »).
Puis, la deuxième partie du texte, à partir de la ligne 15, jusqu’à la ligne 355 (« Je n’aiplus rien à ajouter, messieurs. »), le narrateur cède la place au patient du docteur Marrande.
Enfin, le premier narrateur reprend le relai de la ligne 355 à la fin.

2) L’histoire commence réellement au récit du malade, ligne 15. Il utilise le récit enchâssé pour raconter son aventure, ce qui lui donne plus d’authenticité.

3) Les champs lexicaux dominants sont ceux de la médecine, lamaladie ( client, docteur, fou, pensée malade, fièvre, phtisie ), et de l’inquiétude (bizarre, inquiétant, fort maigre, maigreur de cadavre, ronge, dévore la chair).
Ces champs lexicaux sont péjoratifs, ils servent à créer un doute chez le lecteur par rapport à santé mentale du patient, et donc par rapport à la véracité de son histoire.

II) L’action :

4) a) L’histoire du malade est ancréedans le réel grâce à des métiers reconnus (docteur, aliéniste, savants), et des lieux réels et précis (sous les bords de la Seine, Biessard, Rouen, Roumare).

b) La situation initiale, de la ligne 25 à la ligne 50, est très développée par rapport au reste du récit. On y trouve une présentation de la propriété du malade, de ce qui l’entoure, et de son personnel. Elle ne sert pas uniquement àprésenter les personnages et les circonstances, mais à installer une atmosphère de calme et de normalité, en contraste avec la suite, et, pour le malade, à prouver que son environnement est sain, qu’il n’y a aucune raison pour qu’il soit fou. De plus, la situation de sa maison sert à l’argumentation de la fin.

5) a) Le narrateur vit plusieurs évènements douteux au cours de l’histoire.Tout d’abord, le malade, est pris de malaises bizarres et inexplicables, il ne dort plus.
Puis il dort à nouveau mais d’un sommeil épouvantable, il maigrit. Une nuit, sa carafe d’eau se vide. Cet événement se répète alors qu’il est enfermé. Pensant alors que c’est lui qui l’a vidé, il fait un test, puis un autre qui le convainquent que ce n’est pas lui.
Finalement, touts’arrête, mais au printemps il voit une rose se soulever dans les airs, comme si on la cueillait, un vase se brise tout seul, des portes s’ouvrent, du lait est volé.
Plus tard, il voit les pages d’un livre se tourner toutes seules.
Enfin, un jour, il surprend le fantôme : il se tourne vers son miroir, mais ne se voit pas dedans. A la place, il distingue une sorte de brume.

b)Son état d’esprit évolue au fur et à mesure de ces évènements.
Au moment de l’épisode de la rose, le malade a peur (« saisi d’une épouvante folle », l.136), il ne comprend pas, mais il se reprend, et s’en veut d’avoir des hallucinations (« colère furieuse », l.165).
Cependant il est aussitôt pris de doutes (« était-ce bien une hallucination ? », l.168). Il trouve alors la tige de larose et ses doutes sont confirmés, il est donc bouleversé, mais n’a plus de doutes quant à l’existence d’un être qui le hante.
A ces sentiments s’ajoute la curiosité : il veut savoir ce qui le hante (« quel était-il ? » ; « curiosité énervée, mêlée de colère et d’épouvante », l.190 ).
Un soir, il est surpris de voir les pages de son livre se tourner. On peut voir qu’il ne doute presquepas de la présence du fantôme (« je compris qu’il était là, lui ! », l.211), il se jette même dessus, sans réussir à le toucher.
Finalement, au dernier évènement, il n’a plus aucun doute, il ne se pose plus aucune question à propos de l‘existence du fantôme. (« Je le vis, enfin », l. 240).
On constate qu’au début, le malade a du mal à croire à un prétendu fantôme, puis il se...
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