Le rechauffement climatique

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  • Publié le : 15 août 2011
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Le rechauffement climatique

Le Sommet de Copenhague réunira, autour du réchauffement climatique, les principaux dirigeants. L'objectif est de définir de nouvelles règles afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre après 2012, date de fin du protocole de Kyoto. Les enjeux sont à la fois économiques et politiques. Comment se prépare ce sommet ? Dans quelle mesure sedirige-t-on vers une économie verte ? Y-a-t’il d’autres propositions ?

Le Protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005, avait pour but de diminuer de 5 % les émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays industrialisés avant
2012. A l’époque, les négociations avaient été difficiles et les hésitations à signer le traité marquantes. Il avait été sévèrement critiqué par les Etats-Unis quine voulaient pas risquer de ralentir leur économie par des contraintes environnementales. De plus, le protocole ne tenait pas compte de la production de GES, à l’origine du changement climatique, des pays émergeants. Ils sont principalement émis par les pays industrialisés, mais leurs conséquences affecteront majoritairement les pays en voie de développement. De nouvelles négociations sesont déroulées lors de réunions préparatoires des Nations Unies afin de s’entendre sur « l’après Kyoto ». Jean-Louis Borloo avec son programme « Copenhague : un projet pour le monde » (budget estimé à 490 millions sur 20 ans), fait un tour de monde avec des arguments chiffrés afin de rallier tous les pays autour de son projet et partir « en guerre » contre ses deux adversairesles USA et la Chine. Ce texte est malmené au sein même de l’UE.
Le sujet a également ses détracteurs comme Claude Allègre, qui dénoncent une vaste fumisterie. En effet, selon lui comment peut-on prévoir le temps qu’il fera dans un siècle alors que les prévisions à quelques jours sont déjà incertaines. Il accuse des scientifiques de falsification des chiffres afin d’alarmer l’opinion publique etainsi contribuer aux recettes des politiques et des industriels.

Cependant, la majorité des chercheurs s’entend sur la réalité du réchauffement climatique et que l’Homme en est la cause. Pour freiner le phénomène, il est impératif que les pays les plus pollueurs, en particulier les Etats- Unis et la Chine, montrent le bon exemple en réduisant leurs GES. L’objectif desnégociations de Copenhague est de diminuer de 25 à 40 % les GES d’ici à 2020 (baisse de 80 % des émissions d’ici 2050 par rapport à 1990) afin de retourner la courbe du réchauffement climatique et d’éviter l’augmentation de la température de
2°C d’ici la fin du siècle. Mais pour que tous les pays s’engagent ensemble dans cette démarche, il faudra que les grandes puissances montrent le chemin à suivre.Ainsi, la Chine ne sera pas poussée à faire des efforts si les Etats-Unis se montrent réservés. Une des attentes du sommet est que les nations les plus riches proposent des alternatives efficaces aux pays émergeants pour les aider à se développer économiquement tout en sauvegardant la planète. Ce mécanisme nécessitera un engagement des pays industrialisés à aider financièrement les paysémergents. L’objectif est de mettre en place une économie verte en assurant une prospérité sur le long terme. Cependant, les estimations sont incertaines, on parle de 100 millions par an pour soutenir les pays dans le besoin, là où l’Agence internationale pour l’énergie compte 7'000 milliards d’ici à 2030.
La chine est un pays où « rien n’est jamais petit » (Wen Jiaboa, Premier ministre),les solutions sont à la mesure des défis. Les moyens financiers et techniques sont à la hauteur, à l’image de cette ville ayant équipé 95% des habitations de chauffe-eau solaires ; ou de la Monglie-Intérieure qui couvre ses steppes d’éoliennes ; les habitants les voient d’un bon œil. La production électrique ne cesse de croître et le pays va rapidement se hisser au premier...
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