Le suicide de durkheim par establet et baudelot

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  • Publié le : 12 avril 2011
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Texte de Roger Establet et Christian Baudelot sur le Suicide de Durkheim.

Christian Baudelot (Professeur de sociologie au Département de Sciences Sociales), et Roger Establet (Professeur émérite de Sociologie) ont écrit leur ouvrage « Durkheim et le suicide » en 1984. Durkheim (1858-1917), avant d’être sociologue, était philosophe. En 1983, il publie « De la division du travail social ». Onpeut aussi noter « Les règles de la méthode sociologique » et le Suicide. Enfant de la 3ème République, avec des affinités politiques pour le socialiste mais pas d’engagement, il se bat pour instaurer dans la formation des instituteurs la Sociologie. Durkheim voit une crise de l’humanité entière. Pour lui, il faut créer la Sociologie pour créer une nouvelle morale. L’ouvrage des deux auteursremplit au moins trois fonctions : documenter sur ce phénomène fascinant qu’est le suicide dans la France d’aujourd’hui et son évolution sur plus d’un siècle, restituer l’apport essentiel de Durkheim en localisant les limites de ses analyses, et enfin, au-delà de l’objet (suicide) et de l’auteur (Durkheim), donner au lecteur les outils critiques et méthodologiques pour s’approprier les concepts et lesstatistiques produits par la sociologie. Afin de mieux visualiser la Sociologie du suicide aujourd’hui, il est important de discerner trois éléments : d’une part que le suicide est un fait social, d’autre part que c’est un phénomène régulier expliquait par d’autres régularités et qu’il existe des facteurs d’intégrations et pour finir le suicide, un fait social aujourd’hui.

I- Le suicide un faitsocial.

Pour Durkheim, la sociologie consiste en l’étude des faits sociaux qui sont pour lui, toutes les manières d’agir, de penser extérieures à l’individu (exemple : la langue), et douée de coercition (contraintes) et les individus en prennent conscience par la sanction et le fait d’être sanctionné. Notons bien que pour Durkheim, tout phénomène social n’est pas un fait social. Durkheimconstate donc en effet, à travers l’examen des statistiques du suicide dans les différents pays, que le nombre de suicide reste pratiquement constant dans chaque pays (En France, par exemple, en 1841, sur 100 000 habitants, 8,2 se sont suicidés et en 1850, sur 100 000 habitants, 10,1 se sont suicidés, soit en presque dix ans, une augmentation de deux points environ). Les suicides sont donc desphénomènes individuels dont on peut quasiment prévoir le nombre dans un pays pour les années à venir. Il faut pour Durkheim expliquait les faits sociaux par les faits sociaux. Il préconise deux méthodes pour cela la méthode comparative et la méthode de corrélations entre les variables. (Ce livre constitue une initiation concrète à la manipulation et à la compréhension des statistiques sociologiques. Sousune forme très pédagogique, incluant des exercices suivis de leur corrigé, demandant parfois au lecteur de se munir d’une calculette, les auteurs aident constamment ce dernier à surmonter le barrage des chiffres et des tableaux. Nous sommes ainsi incités très efficacement à nous approprier activement les statistiques, c’est-à-dire à les confronter, les recalculer, les soumettre à une critiqueinterne et externe).

II- Un phénomène régulier expliquait par des régularités et des facteurs d’intégrations.

Cette régularité dans chaque société apparaît donc étonnante et elle interdit d’analyser le nombre de suicide (ou plutôt le taux de suicide sans tenir compte de l’augmentation de la population) comme la simple addition de tous les suicides imprévisibles et individuels. A un phénomènesocial, qui est ici la régularité des suicides dans une société donnée, doivent correspondre des causes sociales. Durkheim met en alors en évidence d’autres régularités, entre le taux de suicide de chaque société et certaines situations sociales qui leur sont propres (concernant la religion, la situation économique, la famille). Par exemple « le taux de suicide serait en corrélation avec la...
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