Les ntic au maroc

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  • Publié le : 11 avril 2011
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« Le Droit et le développement des territoires : quelques interrogations »

Depuis une décennie le Maroc, Etat et société, déploie des efforts considérables, avec des moyens et des énergies sans précédents.
Ces efforts sont de nature politique, économique, social et culturel tant sur le plan interne qu’externe.
Tout ce déploiement se fait dans un contexte de compétition internationalecroissante

Le but majeur de cet intense activité est, dit-on, le développement qui doit tenir compte tout à la fois
- d’une ouverture au monde pratiquement sans restriction (mondialisation) et
- d’une grande proximité des populations dans leur territoire si spécifique.

Autant dire que l’ensemble des acteurs (étatiques et non étatiques) engagés dans ce domaines ont à concilier deuximpératifs difficilement conciliables le mondial et le local.

Dans ce cadre, les notions tel que droit et développement, soulèvent un certains nombre d’interrogations sur lesquels je reviendrais mais préalablement je voudrais évoquer rapidement ces deux notions dans l’histoire du Maroc indépendant,

Concernant la terminologie utilisé ; la notion de « développement » est extrêmement employé recevantà chaque fois une signification spécifique.

Rien que dans l’EU j’ai très rapidement recensé
638 articles incluant le mot développement.
275 articles directement liés à la question qui nous intéresse ici cad développement de l’homme en société.

Au Maroc, l’usage du terme développement a changé au grès de l’évolution politique, économique et sociale. Sans verser dans l’examen détaillé decette évolution, on peut noter qu’au lendemain de l’indépendance le projet de la construction de l’Etat-notion à un contenu très largement marqué par la mission de développement politique, économique et social. Cette mission était presqu’exclusivement celle de l’Etat donc des gouvernants. Les gouvernés la société, à qui il fallait tout apporter, devaient s’enrôler derrière les gouvernants comme unseul homme pour réaliser un tel objectif.

Ce développement global promu par l’Etat au rang de cause national ne pouvait souffrir d’aucune discussion, débat, opposition ou délibération. On avait affaire à un mélange d’Etat gendarme et Etat providence, c’est ce qu’on peut qualifié d’Etat développeur…De ce fait, le pouvoir (l’Etat) s’accaparait les processus de la prise de décision relatif àl’élaboration des grandes orientations de ce développement et à leur mise en œuvre.

Cette situation va alimenter une discorde continue entre le pouvoir et les partis politique dans la mesure ou les crédos idéologiques et politiques du pouvoir, qui sont le multipartisme et le libéralisme économique, faisaient que l’Etat n’avait pas le monopole des moyens de production et de distribution.

Il y a làune contradiction originelle qui, à bien des égards, a nourri les crises politiques et économiques qui ont successivement secoué le pays. C’est vers le milieu des années 80 que cette contradiction a atteint son paroxysme, lorsqu’elle a été soulevée par les organisations internationales (FMI et BM) avec des conséquences sociales considérables. Deux visions de développent sont alors en oppositioncelle de l’Etat et celle des OI. Conformément à leur conception du développement ces dernières prescrivent à l’Etat marocain une cure d’austérité visant directement les efforts budgétaires consentis pour le développement (santé, éducation, infrastructure de base, …etc).
Ces coupes budgétaires sèches qui ont pour nom technocratique Plan d’Ajustement Structurel, qui bénéficiaient essentiellement auxpopulations fragiles vont finir par provoquer un véritable tournant dans la vie de l’Etat-nation marocain.

Ce tournant se traduit

PRIMO par un recul de l’Etat qu’il justifie par une plus grande ouverture démocratique,

SECONDO par l’arrivée d’un bouleversement de la sphère publique ou se jouent les rapports de l’Etat et de la société. De ce bouleversement résulte pour l’essentiel...
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