Les syndicat au maroc

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Plan

I. Introduction :

II. Généralités sur le syndicalisme

1. Apparition et évolutions du syndicalisme au Maroc

2. Rôle des syndicats

3. caractères du syndicalisme

4. domaines d’intervention

III. Les principaux syndicats au Maroc :

1. L’Union Marocaine du Travail (UMT)
2. La Confédération démocratique dutravail (CDT)
3. L’Union Générale des Travailleurs du Maroc(UGTM)
4. L’Union Nationale du Travail au Maroc (UNTM)
5. La fédération démocratique du travail (FDT)

IV. Le régime juridique des syndicats
1. Constitution des syndicats
2. Organisation et capacité des syndicats
3. Dissolution du syndicat
V. Action syndicale au MarocVI Conclusion :

I. INTRODUCTION

Défini comme étant le mouvement qui vise à unifier les travailleurs dans des organisations pour défendre leurs propres intérêts communs, le syndicalisme se présente comme l’un des traits qui jalonnait l’histoire du Maroc récent.

Ainsi, ayant opté pour le multipluralisme politique le Maroc s’est engagé à la consécration du multipluralisme syndical celas’avère bien en lisant l’article 3 de la constitution qui prescrit :

« Les partis politiques, les organisation syndicales, les collectivités locales et les chambres professionnelles concurrent à l’organisation et à la représentation des citoyens ».

Se syndiquer, c'est une affaire de solidarité mais aussi de responsabilité personnelle. 

Se syndiquer, c'est donner les moyens au syndicat demener son action, de peser dans les décisions, de donner à chacun une vie meilleure. 

II. Généralités sur le syndicalisme

1. Apparition et évolution du syndicalisme au Maroc

Le syndicalisme marocain aujourd’hui est fragile. A l’image des partis politiques marocains, le syndicalisme est éclaté. Le mouvement ouvrier est en régression, un cinquième de la classe ouvrière seraitaujourd’hui syndiqué alors qu’au début de l’indépendance, l’U.M.T. comptait, à elle seule, plus de 600.000 adhérents sur une population d’un peu plus de cinq millions d’habitants. Les faibles effectifs que l’on enregistre aujourd’hui se répartissent entre trois "grandes" centrales l'U.M.T- avec 300.000 Adhérents, l'U.G.T.M. proche de l’Istiqlal (parti politique marocain)- avec 100.000 Adhérents et laC.D.T. avec 150.000 Adhérents reconnues également représentatives au plan national, auxquels il faudra rajouter un certain nombre d’organisations ou de confédérations marginales dont certaines ne manquent pas d’ambition (l'U.N.T.M., l'U.S.P., les F.O.M., l'U.S.T.L., le S.N.P., l'U.T.M., l'U.S.D., le S.N.E.S., l'U.N.E.M., l'U.G.E.M.). Les syndicats marocains ont connu plusieurs scissions parfoisdramatiques, dont certaines ont été suivies de tentatives de réunification souvent éphémères.
Pour mieux appréhender les faits actuels, il est donc indispensable de faire un retour en arrière, c’est effectivement le passé qui nous éclaire sur l’existence de certaines centrales, de certaines traditions toujours vivaces et de certaines rivalités entre centrales.

1- La naissance

C’est le 30Mars 1912 que le Roi du Maroc, Moulay Abdelhafid, reconnut le protectorat français dans la zone Sud du Royaume (la zone Nord et les frontières sahariennes étant confiés à l’Espagne). Le Général Lyautey, premier résident général (1912-1925), est adepte d’une politique "soft" qui vise à préserver les structures existantes et même les formes d’administration territoriale traditionnelles. Il mène unepolitique assidue envers les habitants du Maroc, pays qu’il se fixa à faire progresser en engageant d’énormes travaux au niveau de son administration et de ses infrastructures (routes, voies ferrées, ports, hôpitaux, écoles, etc.). Mais dès son éviction avec la fin de la guerre du Rif (1926), suite à l’intervention de l’armée française au secours des espagnols, les intérêts coloniaux prédominants...
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