Louis ferdinand celine

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  • Publié le : 28 mars 2011
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Louis-Ferdinand Céline

Louis-Ferdinand August Destouches, généralement connu sous son nom d’artiste Louis-Ferdinand Céline, souvent abrégé en Céline est un médecin et écrivain français, qui fût un des plus traduit et diffusé dans le monde parmi ceux du XXe siècle derrière Marcel Proust. Il est le créateur d’un style qui traduit tout la difficulté d’une époque à être et à se dire et qui exprimesa haine du monde moderne, il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus prosateurs de son époque, aux côté d’autres connaisseurs de l’absurdité humaine comme Camus, Sartre ou Beckett. Né le 27 mai 1894 à Courbevoie dans le département de la Seine,

Voyage au bout de la nuit est le premier roman de Céline publié en 1932, il manqua de très près le prix Goncourt (de seulement 2 voix), mais ilobtint néanmoins le prix Renaudot. Il s’inspire principalement de l’expérience personnelle de Céline au travers de son personnage principal Ferdinand Bardamu, il a participé à la première guerre mondiale en 1914 et celle-ci lui a ainsi révélé l’absurdité de notre monde. Il va ainsi aller jusqu’à la qualifier « d’abattoir international en folie », il y expose donc ce qui est pour lui la seulmanière raisonnable de résister à une telle folie qu’est la lâcheté. Céline est hostile à toute forme d’héroïsme, qui va de paire avec la guerre.
Ce roman peut être considéré comme étant antinationaliste, car le patriotisme est l’une des nombreuses fausses valeurs dans lesquelles l’homme s’égare. Cette notion est ainsi visible notamment dans la partie consacrée à la Première Guerre mondiale, au front,puis à l’arrière, où Céline c’est fait hospitaliser. On peut aussi considérer cette œuvre comme étant anticapitaliste, cela se repère naturellement dans la partie consacrée aux Etats-Unis, lors de son voyage à New York, puis à Détroit, principalement au siège des usines automobiles Ford, il condamne bien évidement le taylorisme ce système qui à ces yeux « broie les individus, les réduit à lamisère, et nie même à leur humanité ». On peut aussi considérer ce roman comme anarchiste, car à plusieurs reprises, l’absurdité d’un système hiérarchique est mise en évidence.
Pour les hommes de son époque ce livre est une source de scandale, car il est entièrement écrit en langage familier, voire en argot. Ce roman ce distingue aussi par son refus de l’idéalisme, pour lui l’idéal et les sentiments« ce n’est que du mensonge ».
Ce livre est un roman et non une œuvre autobiographique ou un documentaire comme on peut le pensé, cependant l’auteur s’appuie sur son expérience professionnel de médecin. Comme il le dit « Je m’arrange avec mes souvenirs en trichant comme il le faut ».
http://www.etudes-litteraires.com/celine-voyage.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Ferdinand_C%C3%A9line« Allez-vous-en tous ! Allez rejoindre vos régiments ! Et vivement ! qu’il gueulait.
— Où qu’il est le régiment, mon commandant ? qu’on demandait nous...
— Il est à Barbagny.
— Où que c’est Barbagny ?
— C’est par là ! »
   Par là, où il montrait, il n’y avait rien que la nuit, comme partout d’ailleurs, une nuit énorme qui bouffait la route à deux pas de nous et même qu’il n’en sortait du noir qu’unpetit bout de route grand comme la langue.
   Allez donc le chercher son Barbagny dans la fin d’un monde ! Il aurait fallu qu’on sacrifiât pour le retrouver son Barbagny au moins un escadron tout entier ! Et encore un escadron de braves ! Et moi qui n’étais point brave et qui ne voyais pas du tout pourquoi je l’aurais été brave, j’avais évidemment encore moins envie que personne de retrouver sonBarbagny, dont il nous parlait d’ailleurs lui-même absolument au hasard. C’était comme si on avait essayé en m’engueulant très fort de me donner l’envie d’aller me suicider. Ces choses-là on les a ou on ne les a pas.
   De toute cette obscurité si épaisse qu’il vous semblait qu’on ne reverrait plus son bras dès qu’on l’étendait un peu plus loin que l’épaule, je ne savais qu’une chose,...
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