Marivaux

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I. MARIVAUX (1688- 1763)
Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux naît le 4 février 1688. Son père est
contrôleur puis directeur de la Monnaie à Riom.
En 1710, il part faire ses études de droit à Paris et fréquente les salons littéraires de
madame de Lambert et madame de Tencin.
En 1712, il abandonne ses études et publie sa première comédie en vers : Le père
prudent et équitable.En 1716, il publie un poème burlesque, L’Iliade travestie.
En 1720, il est ruiné par la faillite de Law* mais donne plusieurs pièces au théâtre des
italiens.
En 1721, il lance le Spectateur François, un journal dont il est l’unique rédacteur, à la
fois philosophe et moraliste. Vingt-cinq numéros sortiront jusqu’en 1724.
En 1722, il écrit La Surprise de l’amour, en 1723 la Doubleinconstance, en 1725 L’île
des esclaves.
En 1727, il lance l’Indigent philosophe, un nouveau journal.
En 1730, paraît le Jeu de l’amour et du hasard, une comédie en trois actes et en prose.
En 1731, il commence la rédaction de la vie de Marianne, roman resté inachevé.
En 1735, il publie La mère confidente, en 1740 L’épreuve.
En 1742, il est élu à l’académie française contreVoltaire et après plusieurs années de
refus.
Jusqu’en 1761 il écrit plusieurs pièces dont la Dispute.
Malade depuis 1758, il meurt le 12 février 1763, à Paris.
Quand Marivaux naît, Louis XIV est au pouvoir et y restera encore 27 ans. Sa carrière
et sa vie connaissent moins de bouleversement que celles des philosophes, ou de
Beaumarchais. A partir de la banqueroute de Law, il décide dese consacrer
entièrement à la littérature et à l’écriture pour subvenir à ses besoins ; il sera à la fois
journaliste, romancier et homme de théâtre.
Marivaux s’appuie sur le théâtre des italiens, une troupe dont l’art est basé sur
l’improvisation et le mime (voir fiche 2) ; il s’écarte véritablement de l’art de la
comédie imposé par Molière.
Il renouvelle le genre de la comédieen fondant son oeuvre sur l’amour naissant, sur
les jeux de séduction par le langage et les badinages amoureux, ce que l’on appellera
plus tard le « marivaudage » (c’est le langage des salons). Il s’agit souvent de dévoiler
ses sentiments sans les dire. Le thème de l’amour conduit toute son oeuvre.
Il approfondit aussi sa réflexion sur les thèmes de l’amour-propre, de la tromperieet de l’imposture, dont il analyse les variations dans ses pièces. Marivaux s’interroge
sur la sincérité des êtres, et paradoxalement les motifs du masque et du déguisement
(propres à la comédie italienne) doivent mettre en avant la vérité des sentiments. Les
personnages oscillent sans cesse entre le désir de dévoiler leurs sentiments et la
volonté de les cacher.
Mais chez lui, lesruses et les dissertations sentimentales des personnages
correspondent aussi à une réflexion sur l’ambiguïté et la violence des relations sociales.
Son oeuvre fait souvent acte de contestation sociale. Néanmoins les dénouements sont
heureux et la subversion de Marivaux a des limites bien plantées.
Le jeu de l’amour et du hasard et L’île des esclaves sont deux de ces pièces les plusconnues et elles permettent de souligner les principales caractéristiques du théâtre de
Marivaux.
L’île des esclaves, 1725
Iphicrate et son valet Arlequin font naufrage. Ils débarquent dans l'île des esclaves,
une île fondée, il y a une centaine d'années par des esclaves révoltés. Dans cette île
les maîtres deviennent des valets et les valets des maîtres. Ainsi, Iphicrate et sonlaquais Arlequin, Euphrosine et sa soubrette Cléanthis, échangent leur condition, leurs
vêtements et aussi leurs noms. Entre autres humiliations, les maîtres se voient dire
leur vérité par leur domestique.
Finalement, Cléanthis et Arlequin prennent du recul par rapport à leur nouveau
statut, pardonnent à leurs maître et reprennent leur habits de domestique. La morale
de la pièce...
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