Parmenide

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  • Publié le : 21 juin 2010
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C'est avec lui que l'on trouve la première formulation de l'enjeu métaphysique : l'Etre est, et il est inséparable de la pensée.
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Le poème , intitulée De la nature , se divise en trois parties.
i. La première partie commence sur l'image d'un voyage initiatique. Un jeune homme est enlevé par des cavales et conduit sur un char jusqu'aux pieds d'une déesse,après que les portes du jour et de la nuit, gardées par la justice humaine et la justice divine, se sont entrouvertes. La déesse lui révèle alors qu'il existe deux voies : celle de la vérité et celle de l'opinion.
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ii. La deuxième partie traite de la voie de la vérité. Décrivant l'Univers comme une sphère avec, en son centre, la présence de la nécessité, cette deuxième sectionarticule une ontologie, c'est-à-dire une théorie de l'Être soutenant l'identité de l'Être avec lui-même, ainsi que l'égalité entre l'Être et la pensée
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iii. Enfin, la troisième partie traite de la voie de l'opinion qui représente le chemin conduisant la pensée à se perdre elle-même dans le le flux incessant du devenir des choses.
Voir : Le Poème de Parménide
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Lepremier auteur qui ait marqué la vérité de son seau est certainement Parménide : il est le premier à avoir dit que la perception est trompeuse, et que, quand bien même on verrait se déployer du mouvement devant nous, quand bien même donc notre perception nous affirmerait que le mouvement est là, ce mouvement est inexistant, est un leurre, une tromperie de la perception.

Parménide ou laperception médiatisée
Pour connaître la vérité de ce mouvement qui se déploie devant nous il faut aller au delà de la perception, il faut imaginer quelque chose d'autre qui n'est pas perçu mais qui est la vérité de ce qu'on perçoit. Cet au delà du perçu, qui est la vérité de la perception, cet au delà est l'Un.
i. L'Un inamovible, indivisible, et bien sûr unique, qui explique par son être tout leperçu. Ici se dessine une distinction radicale entre la perception et ce qui sera appelé plus tard l'entendement.
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ii. L'entendement est ainsi un ensemble de concepts cohérents qui permet d'expliquer la réalité de ce qui est perçu. Ces distinctions se signent d'une formule qui continue d'avoir ses lettres de créance: «l'être est et le non-être n'est pas».
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iii. L'êtresource de vérité est, tandis que le monde du perçu, du perceptible, le monde de ce que Parménide appelle la Doxa, n'est pas.
Ici le rapport à la perception est un rapport distancié, médiatisé. L'être qui perçoit n'est pas entièrement pris par sa perception. Sa perception est toujours forcément médiatisée par la vérité, par l'Un. Il y a donc ici une opération de négation de la preception. Laperception n'est plus prise pour ce qu'elle est, elle est niée dans son être et n'est récupérée qu'au prix d'un passage par l'Un qui vient la corriger, la recadrer correctement.
Source : Psychanalyse : Parménide 
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Extrait d'un texte passionnant (dans la mesure où la découverte d'une philosophie originale et fondatrice peut l'être) , mais particulièrement complexe

Les cheminsde la pensée (P. Deramaix)
Les fragments qui nous restent du Poème de Parménide nous invitent à emprunter une voie escarpée. En effet, Parménide nous expose le récit d'un cheminement menant à une injonction qui s'impose à toute pensée philosophique.
i. Il y est requis du penseur, s'il veut accéder à la certitude et rester digne de créance, d'asseoir son discours sur une pensée inflexible del'être, décrit comme " formé tout d'une pièce, exempt de tremblement et dépourvu de fin", " tout entier à la fois, un et un continu". A ce titre, on peut considérer le poème de Parménide comme le texte fondateur de l'ontologie.
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ii. Cependant, la pensée de l'être ne peut faire l'économie ni du monde, ni du discours : le texte de Parménide n'est pas, loin s'en faut, qu'une...
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