Platon

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  • Publié le : 4 octobre 2010
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Questionnaire sur L’apologie de Socrate de Platon

Ouvrage du philosophe grec Platon où l’auteur feint de reproduire le discourt prononcé par Socrate devant le tribunal athénien pour se défendre de l’accusation de Mélètos, soutenu par Lycon et Anytos. Traduction de E.Chambry.

1e Partie

- En quoi la mise au point de Socrate à propos de sa « façon de parler » constitue-t-elle déjà uneréponse à ses accusateurs ?

Dès le début de la plaidoirie, Socrate compare sa « façon de parler » au langage des Tribunaux, de ses accusateurs. Il affirme être étranger à leurs discours, entièrement construits et réfléchis afin de détruire et condamner. Un langage si peu naturel ne peut être que faux. En faisant cette mise au point, il justifie son discourt intuitif comme étant seule preuve desincérité, d’authenticité et de réalité. Et de cette façon, il contredit les accusions de Mélètos, de Lycon et d’Anytos.

- A quoi correspond la distinction entre les anciens et les nouveaux accusateurs de Socrate. De quoi les premiers l’accusaient-ils ? À qui l’assimilaient-ils ? Que répond il a ces accusations ?

Les premières accusations viennent principalement d'Aristophane, elles luireprochent de ne pas reconnaître les dieux, de corrompre la jeunesse athénienne et de mener des recherches scientifiques allant à l’encontre des mythes, mais misent en scène dans une comédie elles ne se transfèrent que de bouches à oreilles alors que les accusations de Mélètos, davantage dans le détail, publiques et officielles, l’accusent, en plus des remarques passées, de créer « des divinitésnouvelles »

« Socrate est coupable : il recherche indiscrètement ce qui ce passe sous la terre et dans le ciel, il rend bonne la mauvaise chose et il enseigne à d’autres à faire comme lui.» ( ξ III).
À la première accusation Socrate répond aux juges que pas une seule fois il n’avait parlé de ce sujet, que cette accusation n’avait aucun justificatif qu’on ne pouvait d’aucune façon l’assimiler auxphysiciens aux scientifiques « réellement je ne m’en occupe d’aucune façon » ( ξ III). Quant à la deuxième et à la troisième partie de cette accusation, l’assimilant aux Sophistes, Socrate est clair et démontre que les Sophistes, contrairement à lui, sont d’excellents orateurs, capables de convaincre tout homme et de faire d’une bonne cause une mauvaise. Que leurs entretiens sont couteux alorsque lui ne les fait pas payer « si quelqu’un vous dit encore que je me mêle d’enseigner et me fais payer pour cela, cela non plus n’est pas vrai » (ξ IV) En contestant ces accusations, il tente de prouver que, n’enseignant aucune doctrine on ne peut le condamner « la réputation qu’on ma faite ne vient pas d’autre chose que d’une certaine sagesse qui est en moi » ( ξ V)

- Quel mobile à pousséSocrate a examiner la réputation de sagesse de ses concitoyens ? Qu’est ce que cette activité a de philosophique ? Pourquoi cette activité philosophique attire t elle des inimitiés à celui qui s’y livre ? Qu’est ce qui manque a) aux poètes b) aux artisans pour mériter leur réputation de sagesse ?

L’anecdote de l’oracle ( Chéréphon, lors d'un voyage à Delphes, consulte l'oracle sur la questionsuivante : existe-t-il au monde un homme plus sage que Socrate ? Ce à quoi il répond non) pousse Socrate à examiner la réputation de sagesse de ses concitoyens « car moi, j’ai conscience de n’être ni sage ni peu ni prou. Que veut-il donc dire, quand il affirme que je suis le plus sage ? » ( ξ VI)
Déçu par le résultat de ces expériences, il conclut « Je suis plus sage que cet homme là. Il peutqu’aucun de nous deux ne sache rien de beau ni de bon ; mais lui croit savoir quelque chose, alors qu’il ne sait rien, tandis que moi, si je ne sais rien, je ne crois pas non plus savoir. Il me semble donc que je suis un plus sage que lui par le fait même que ce que je ne sais pas, je ne pense pas non plus le savoir. » ( ξ VI). Cette pratique est philosophique car elle a conscience que la sagesse est...
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