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  • Publié le : 10 mai 2011
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Strophes pour se souvenir :



Introduction :

Louis Aragon a écrit ce poème en 1955, en mémoire du groupe Manouchian, résistants étrangers fusillés par la Gestapo le 21 Février 1944. L'annonce de leur condamnation s'était faite par une affiche reproduisant leurs photographies, et qui est restée sous le nom de l'Affiche rouge.
C’est un outil de propagande des Allemands qui occupent laville et qui veulent montrer aux Français le sort réservé aux « terroristes ». Au contraire, l’affiche aura un effet contraire, entrainant ces Résistants au statut de héros-martyres.
Avant d’être exécuté, le 21 février 1944, Manouchian, le chef du groupe, écrit une lettre à sa femme Mélinée.
En 1955, à l’occasion de l’inauguration d’une rue dédiée au groupe de Résistants Louis Aragon écrit unpoème sur ces éléments historiques intitulé « Strophes pour se souvenir »
En 1959, Léo Ferré interprète la chanson « L’Affiche Rouge », intégrant le poème d’Aragon.

1) Un texte descriptif : le poème donne à voir l’Affiche Rouge

Dans le premier quintal, il s’adresse au groupe Manouchian. Dans le premier paragraphe, les héros martyrs se montrent modestes et braves car ils refusent de mettre lebandeau devant les yeux lors de leur exécution. Tout au long du poème l’auteur Louis Aragon fait des insinuations par rapport à l’affiche rouge. Il utilise des figures de style comme la gradation (Dégrader le statut de quelqu’un péjorativement comme dan ce poème)

« Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y chercher un effet de peur sur les passants. »  PROVOQUE : – la xénophobie(peur de l’étranger)
– le racisme (péjoratif)– patriotisme (mélioratif)


Les gens qui voient l’affiche Rouge ressentent une indifférence car je cite : « Nul ne semblait vous voir » et « Les gens allaient sans yeux »
« Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants »
Avait écrit sur vos photos : MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents »
Les doigts des gens qui errent ou des gens qui se sont renducompte du patriotisme dont les prisonniers ont fait preuve, ont écrit sous leur photo « mort pour la France ». C’est la guerre de l’occupation.
Dans le 4ème quintile, Louis Aragon décrit la dureté de la guerre qui se déroule en plein hiver. De la ligne 19 à la ligne 30, il reprend les idées de la lettre d’André Manouchian pour rendre le poème plus émouvant. Dans ces lignes, le plaisir qu’ilressent envers la vie et le visuel montre qu’il était quelqu’un qui aimait vivre et qui s’aperçoit de toutes ces choses au moment de mourir. Il dit adieu à la vie et veut le bonheur de sa femme (enfants et mariage) ce qui montre qu’il n’est pas égoïste. Dans le dernier quintile, vingt et trois se répète à chaque vers pour montré une impression de grand nombre il y a aussi une métaphore « les fusilsfleurirent » (première ligne), dans la deuxième ligne l’auteur évoque le fait qu’ils sont trop jeunes pour mourir. A la quatrième ligne, il y a une antithèse « vivre à en mourir », ils aimaient tellement la vie qu’ils étaient prêts à mourir pour la préserver. A la dernière ligne, Louis Aragon parle de l’héroïsme des vingt-trois fusillés qui crient la France en s’abatant.

2) Le poème analysecette affiche comme outil de propagande et condamne cette manipulation de l’opinion :

Les éléments dénoncés par Aragon :
- la répression qui frappe les résistants (7ème quintil)
- l’exploitation de la répression par une affiche de propagande (2ème quintil « noirs de barbe et de nuit hirsutes », « tache de sang », « effet de peur »)
Désignation des hommes défendus par le texte : «...
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