Saint germain en laye pendant la premi re guerre mondiale

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  • Publié le : 5 mars 2015
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Saint-Germain-en-Laye pendant la première guerre mondiale



La ville avant 1914

En 1914, la ville poursuit donc les mêmes priorités que dans le courant du 19e siècle : attirer les touristes et habitants potentiels par le développement des transports, des infrastructures scolaires…
La guerre met un frein à cette expansion qui ne reprendra que dans les années 20.


La première guerre mondialeL’occupation prussienne de 1870 est encore très présente dans les esprits. C’est donc avec angoisse que les Saint-Germanois voient se profiler à l’horizon l’éventualité d’un nouveau conflit.
Cantonné à Saint-Germain depuis le 26 octobre 1902, le 11e régiment de Cuirassiers, sous les ordres du Colonel Pressoir, fait partie de la 6e Brigade du général Taufflieb. Le 1er août 1914 après la bataillede Marne, il embarque avec chevaux et cuirasses à la gare de la Grande Ceinture, direction : la Meuse. Les cuirasses disparaissent rapidement des champs de bataille car elles transforment ceux qui les portent en cibles parfaites. D’abord rouillées artificiellement, elles sont supprimées dès fin octobre 1914.
Le 2 août, l’ordre de mobilisation générale est lancé : tous les hommes de 20à 48 ans sontmobilisés. Le 3, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Comme tous les Français, les Saint-Germanois partent pour le front, le sourire aux lèvres et la « fleur au fusil », persuadés que la guerre sera courte et la défaite militaire allemande totale. Ils embarquent à la gare de la Grande Ceinture. La ville fait partie du camp retranché de Paris, placé sous le commandement du général Gallieni.Carte postale ancienne écrite le 2 août 7974.
Coll. Dr Jacques Berlie.
Cette carte postale écrite le jour de la mobilisation des troupes est prémonitoire sur la suite des évènements:
« [. .. ] Ici, la situation est très angoissante. Les troupes sont prêtes et n'attendent que l'ordre de partir. Par quels moments terribles allons-nous passer?

























Dès septembre 1914, lefront s'éloigne, évitant à la ville une nouvelle occupation. En 1916, alors qu'il se battait devant Verdun, le lieutenant Jacques Péricard s'est rendu célèbre en poussant son fameux cri «Debout les morts 1», souhaitant ainsi galvaniser ses soldats et leur donner la force d'enrayer une ultime attaque de l'infanterie allemande.

Le conflit a des conséquences importantes sur la vie quotidienne desSaint-Germanois. Le départ des hommes pour le front désorganise la vie économique, provoquant notamment la fermeture de nombreux commerces, appauvrit les familles qui n'ont plus comme seules ressources que la solde des soldats (85) à laquelle s'ajoutent les 10 sous par tête pour nourrir et élever les enfants. Face à cette baisse de revenu, les femmes sont obligées de travailler.

Les pénuriesapparaissent rapidement. La viande est la première denrée touchée, treize des seize bouchers étant fermés. Le Petit Réveil du 8 mai 1916 informe les habitants qu'il n'y a plus de sucre et, à partir de mai 1917, le pain commence à manquer. Pour pallier ces pénuries, la municipalité crée en 1916, rue de Pologne, un magasin d'approvisionnement et instaure des cartes d'alimentation. En mars 1918, elle ordonnede planter haricots et pommes de terre sur la Terrasse. En réalité, le vrai problème n'est pas le manque de denrées mais la flambée des prix.

La pénurie de combustibles est, quant à elle, réelle. Pendant toute la durée du conflit, les arrivages du charbon seront insuffisants. La Compagnie du gaz fonctionnant avec ce combustible, les coupures de gaz sont fréquentes obligeant certains commerçantsà fermer boutique. C'est le cas de nombreuses blanchisseries dont les ouvrières se retrouvent sans travail.

Les alertes aériennes font aussi partie du quotidien. Les sirènes n'existant pas encore, ce sont les militaires qui, avec clairons et trompettes, passent dans les rues et crient «Descendez dans les caves, éteignez vos lumières». En 1917 et 1918, quelques bombes incendiaires tombent sur la...
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