Sociologie

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  • Publié le : 30 mars 2011
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1. Le contexte:

La question de l’efficacité est introduite par les phénomènes liés à l’ouverture de l’école à tous à partir de la question de la massification de l’enseignement dans les années 60.
Les réformes du système éducatif (démocratiser l’accès au savoir) sont à l’origine de cette question.
La massification de l’enseignement s’est accompagnée d’un phénomène: l’échecscolaire et la prise en compte des milieux défavorisés.
Simultanément, des recherches ayant trait à la sociologie de l’Education sur les inégalités scolaires se sont développées: inégalités d’accès à l’école (au début de la 5ème) et inégalités de réussite (l’école pour tous et pourtant il existe une hiérarchisation scolaire qui ressemble à la hiérarchisation sociale).

Ces éléments vont poser laquestion de l’efficacité définie à partir des relations entre performances scolaires et démocratisation.

En bref:
- ouverture de l’école
- constat: échec scolaire dans les milieux défavorisés
- travaux de recherche autour des inégalités scolaires
- conceptualisation de la démocratisation sur les plans quantitatif et qualitatif
- émergence d’un trinôme:EFFICIENCE/EQUITE/EFFICACITE

Une dimension moderne intervient : l’intérêt non seulement pour la démocratisation mais aussi dans la problématique de l’offre scolaire.
La question des inégalités se pose d’autant plus qu’elle est en contradiction avec les idéaux de la République.
Du point de vue de la demande et des stratégies[1], les familles ne restent pas inactives. Ainsi, les plus favoriséesvont avoir recours à des stratégies pour gommer des inégalités liées à l’offre. Mais cela va accentuer la dimension inéquitable de l’offre et augmenter les déséquilibres.

Dans cette configuration, mise en place de mesures:
- les résultats scolaires permettent de mesurer la qualité de l’enseignement et donc l’efficacité: d’abord parce que c’est facile, ensuite parce que le rôle del’école est d’évaluer des compétences et des savoirs. Toutefois, concernant les maîtres, les différentiels sont importants (la part d’efficacité d’un maître correspond à 15 ou 20% de la variance expliquée[2]).
- L’effet établissement existe (environ 5% de la variance expliquée) mais c’est un paramètre diffus car on a des difficultés à cerner des variables (sauf le leadership du chef d’établissementet le climat de l’établissement) non maîtrisées voire parasites.
- L’effet des méthodes: par définiton, il n’existe pas de méthode efficace.

2. Une illustration: la thèse de F. TUPIN:

1. les points de départ:

Pour lutter contre les phénomènes de reproduction, BOURDIEU postule une “pédagogie rationnelle”: il faut utiliser l’acculturation[3] qui passe par des actions d’ordreméthodologique et d’ordre culturel.
Mais la pédagogie rationnelle existe-t-elle? Sous quelle forme? Sous quelle modalité? Peut-elle produire des éléments de correction sociale?
Il est donc nécessaire de monter un plan expérimental pour montrer une certaine forme de pédagogie rationnelle existante et indirectement cette question renvoie à la question de l’effet-maître.
Pour tendre versl’objectif de démocratisation de l’école au sens qualitatif du terme, il faut tenir compte des marges de manœuvre des enseignants, ce qui permettrait de réduire les écarts sociaux.

2. retour vers un corpus disponible:

- les travaux qui traitent des inégalités, de la reproduction, de la démocratisation
- On sait:
- Les variables d’efficacité sont volatiles, fragies,non-permanentes.
- Il existe un champ fondamental: les variables culturelles: avec quelle culture l’enfant arrive-t-il à l’école? quelle est la culture du maître? Quelle est la culture privilégiée dans les programmes? Quelles adaptations les maîtres prévoient-ils pour lier ces univers culturels?
- Si on est dans des variables culturelles, que doit-on regarder? L’école ou les...
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