Tpe de premier l sur internet et la democratie

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  • Publié le : 25 mai 2011
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TPE
Introduction
Malgré le suffrage universel ,le régime politique de la Tunisie sous Ben Ali ne pouvait pas être considéré comme une démocratie, mais plutôt comme une dictature en raison de la censure omniprésente au sein du pays, aussi bien dans les médias que sur internet.

Le 7 novembre 1987, Ben Ali devient président à la place d’Habib Bourguiba. Ayant pris ses fonctions de président,il effectue de nombreux changements. Lors de son premier mandat, Ben Ali supprime la présidence à vie et limite le nombre de mandats présidentiels à trois. De nouveaux partis sont reconnus et des associations sont créées. Malgré le suffrage universel, Ben Ali est l’unique candidat. Durant son deuxième mandat la démocratie commence peu à peu a disparaître. Pour donner l’illusion de la démocratie,il laisse 20 pourcents des sièges de la chambre des députés à l’opposition. En 2004, trois candidats s’opposent a Ben Ali. Certains partis de l’opposition ayant boycotté le vote, Ben Ali interdit l’utilisation de tout media pouvant influencer le vote. Ben Ali sera élu président en 1989, 1994, 1999, 2004 et 2009 et a mis en place un véritable état dictatorial.

Les libertés du pays ont fini parêtre inexistantes. Ben Ali et sa famille étaient connus pour de nombreuses affaires de corruption dans l’économie du pays. Cette politique de dictature portait atteinte aux droits de l’Homme, notamment par la répression des opposants mais également par une censure dans touts les domaines. En Tunisie, internet est un outil extrêmement censuré. Aucun accès n’était jusqu’ici possible aux sitesd’opposition politique ni aux informations délivrées par les dissidents. Les sites comme Youtube qui permettent la diffusion de vidéos, ou bien Wikileaks estimé dangereux pour le pays sont bloqués.. Le gouvernement de Ben Ali avait mis en place une surveillance de tous les fournisseurs d’accès ; les boites mail étaient très surveillées. Toutes les connexions étaient individualisées afin de pouvoircontrôler les opposants au gouvernement. Internet n’était pas un moyen pour la population de s’exprimer librement. La Tunisie est qualifiée d’ennemi d’internet par Reporters sans frontière ( Le Nouvel Observateur.com le 4 janvier 2011).

Les manifestations liées au désespoir du pays ont fini en manifestation d’opposition au régime que l’on appelle Révolution de Jasmin. Celle ci a démarré à la suitede l’immolation d’un marchand de légumes qui n’étant pas en règles, s’était fait confisquer sa marchandise. On ne peut pas dire que c’est internet qui a renversé le gouvernement de Ben Ali mais plutôt qu’il a accéléré un processus déjà en marche. La population avait déjà réfléchi au moyen de renverser cette dictature. Internet a été ce moyen.

1) internet une tribune pour les opposants

Dansun pays aussi censuré que la Tunisie, le seul moyen d’organiser la révolte reste internet, il permet néanmoins à la population d’exprimer le mécontentement face a la politique du gouvernement. Les « anonymous », des hakers ont voulu donner leur soutien à la population oppressée de Tunisie, en lui permettant de contourner la censure en créant des comptes Twitter et des espaces de discussion.Internet est un outil qui a permis à la population de s’informer et de se familiariser avec la politique et donc de devenir probablement des citoyens opposants: on peut donc dire que le développement des réseaux sociaux et d’internet au sein du pays a permis dans l’un des pays les plus censurés du monde de se brancher sur des espaces de libre échange et de communication au sein du pays. Le web apermis de développer et de structurer des réseaux d’opposants notamment avec plus de 2 millions de personnes sur Facebook. Mais également des sites comme kalima ou l’indépendante fondée en 2000 qui sont les représentant des opposants. Prenons l’exemple de radio kalima, créée le 26 janvier 2006. Les animateurs et journalistes de cette radio ont été expulsés de leur local le 23 janvier 2009,...
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