Tropismes

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  • Publié le : 23 mai 2010
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Nathalie SARRAUTE, Tropismes, X

Le 19e siècle fut sans aucun doute le moment phare du roman, mettant dans tous les cas le personnage sur un piédestal. Mais au 20e siècle, les formes romanesques se multiplient et apparut un nouveau genre de roman, un nouveau mouvement littéraire : « le nouveau roman ». Celui-ci, au contraire de son prédécesseur, est en quelque sorte un destructeurde personnage, il le refuse lui mais aussi l'intrigue... Nathalie Sarraute est notamment une auteur qui appartient à ce mouvement et elle s'y inscrit avec comme œuvre « Tropismes ». Dans cette œuvre, les personnages sont indissociables, il n'ont aucune identité précise et l'histoire n'est faite que de banalités de tous les jours. L'extrait que nous allons étudié ici décrit des femmes passant leuraprès-midi dans un salon de thé. Nous allons donc montrer dans un premier temps que le texte fait une satire des personnages mais aussi qu'il représente une saynète du quotidien mais tout en étant dynamique. Et nous verrons ainsi comment se texte caractérise le nouveau roman.

I/ La satire des personnages

Caricature des femmes
La superficialité des ces femmes
Un mal-être, celui del'ennui

II/ Une saynète du quotidien mais dynamique

Le dynamisme de la saynète
La banalité des actions quotidiennes
Des personnages inconnus

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I/La satire des personnages

Caricature des femmes

-L'auteur établit ici une caricature de ses personnages. On le remarque notammentavec la métaphore filée dans tout le texte qui compare en quelque sortes ces femmes à des oiseaux, on relève donc pour cette métaphore filée les expressions suivantes : « volière pépiante » l.5, qui assimile le salon de thé à une cage, en parlant de volière et donc en assimilant aussi les femmes à des oiseaux, car celles-ci pépient à plusieurs (l.5, l.13) reprises et, le verbe pépier necorrespond à l'origine qu'à des jeunes oiseaux qui crient. L'auteur assimile donc ces femmes à des oiseaux, qui piaillent sans cesse. Ensuite, la caricature ne s'arrête pas là. Malgré le fait que l'on puisse remarquer que ces femmes semblent délicates et douces, leurs qualités s'effacent facilement devant leurs défauts, beaucoup plus nombreux : elles sont égoïste, superficielle et beaucoup trop critique,on a l'impression d'avoir dans cette saynète des mégères qui racontent tout les ragots du coin. Le fait aussi que les personnages ne portent aucun nom ni prénom les placent en position d'interchangeabilité, ce qui fait que chaque femmes peut se reconnaître à leur place et qui fait donc que l'auteur ici critique les femmes en général.


La superficialité de ces femmes

- existence naïve,basé sur la beauté et surtout sur la superficialité, comme nous le montre le champ lexical du masque (raidis l.14, aspect l.15, masque l.15, fards l.17, éclat dur l.17, sans vie l.17), comme-ci justement ces femmes portaient un masque tout au long de leur vie, sans laisser paraître leur vrai visage et leur naturel au grand jour. On peut noter aussi d'ailleurs un autre champ lexical, celui dumalaise, de la crispation qui s'accorde à celui du masque (raidis l.14, tension intérieure l.14, retomber l.17) ce qui nous donnent l'impression qu'elles s'empêchent d'être elles-mêmes, peut-être pour des raisons de paraître aux yeux des autres... On remarque aussi que l'apparence est justement là, leur principal critère de jugement avec des questions comme (se combinerait-il avec l'ensemble bleu etgris ? l.10 ou, était-ce joli ou laid ? l.16). Enfin, on peut remarquer un égocentrisme grotesque à la ligne 13 avec cinq fois la même répétition, celle du pronom personnel « elles » qui montre leur seul intérêt dans leur vie, elles.

Un mal-être, celui de l'ennui

-critique de leur mode de vie, celui de l'ennui. On a l'impression qu'elles ne se plaisent qu'à rien faire, malgré leur...
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