A une passante - beaudelaire

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  • Publié le : 17 décembre 2009
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Ce poème est un sonnet qui a été réhabilité par des poètes qui ont pris à contre-pied les romantiques (àretour aux anciennes règles : structure rigoureuse et le sonnet permet aux poètes de montrerune certaine virtuosité => ils doivent passer leur message à travers la forme contraignante du sonnet). Ce poème faut parti de la section « Tableaux Parisiens » : scènes de la vie quotidienne prises surle vif, comme celle-ci qui raconte une rencontre à la fois inattendue et violente avec une femme belle, mystérieuse qu’il aperçoit de façon éphémère àrelation vite vouée à l’échec avant même qu’ellesoit ébauchée.
Problématique : Dans ce poème, il y a la représentation du poète décalé mais dans le monde urbain. Etablir le lien entre le poète et la femme aimée qui lui apparait comme une passante.Violence de la rencontre :
1°) Le contexte de la rue :
èUnivers urbain car femme aperçue dans la rue. Cela permet, au passage, au poète de transmettre sa vision de la capitale, plutôt négative :v.1 « bruit insupportable », « tumulte » (restitué par des sonorités en [r] et en [u]), « rue assourdissante » àvacarme assourdissant
èIdée de renfermement : « moi » en milieu de vers

2°)Violence du coup de foudre :
èLa rencontre va ainsi se produire dans un environnement agressif :
Signalé dans le 1er tercet : « éclair » àrapidité de la rencontre suivi du terme opposé « nuit »Expression qui associe deux thèmes opposés : lumière vive de l’éclair suivi du vide, des ténèbres de la « nuit » àl’éclair l’a aveuglé
Point d’exclamation qui souligne l’intensité de cette émotion ressentiePoints de suspension qui soulignent le vide de l’éblouissement
èViolence aussi représentée dans l’œil de la femme, 2ème quatrain avec « l’ouragan », le « plaisir qui tue »
àCaractérise l’étatd’esprit du poète qui subit des tensions opposées (amour / violence)
àOxymores « plaisir qui tue », « douceur qui fascine » => thèmes de la douleur associée au plaisir (comme souvent chez Baudelaire)...
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