La rivière à l'envers-Tomek

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Un objectif atteint

Ce qui tient en haleine dans les quêtes, c’est bien le fait de savoir si le héros atteindra son objectif, et ceci en dépit des innombrables obstacles qu’il rencontre et qui peuvent parfois amener le lecteur à s’inquiéter pour lui. « La rivière à l’envers » ne fait nullement exception à la règle et les motifs d’inquiétude concernant Tomek sont multiples. À commencer par le fait qu’il ait perdu connaissance dans la forêt de l’oubli et soit resté dans cet état durant trois longs mois. Ses aventures sur l’ile inexistante sont également à considérer parmi les séquences qui font frémir le lecteur et le font douter de l’atteinte de son objectif. Il en est de même quand son radeau bascule près d’une cascade. Mais Tomek n’est pas le seul à avoir enduré des épreuves éprouvantes, car Hannah qui lui a parlé de la rivière a également eu son lot de souffrances, certaines étant d’ailleurs partagées avec le héros. Et quand finalement ils atteignent la rivière, son émotion est plus que palpable : « Elle était là, à mes pieds, large et sereine. Silencieuse. La rivière Qjar, qui coule à l’envers… Ces mots prononcés par le conteur m’étaient destinés, je l’avais toujours su. Et j’avais cru en cette rivière prodigieuse dès la première seconde, sinon où aurais-je trouvé la force d’avancer sans cesse, de franchir la montagne, le désert, la forêt, l’océan ? Mais maintenant que je l’avais atteinte, que je la voyais de mes yeux, que je pouvais la toucher de mes doigts, boire son eau, je me sentais stupéfaite et incrédule ». Il ressort de cela une forme de leçon, une invitation à ne jamais perdre...

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Dissertation à propos de La rivière à l'envers-Tomek