Adam smith : division du travail et extension des marchés

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La division du travail est le meilleur moyen d'accroître la richesse des nations, car elle augmente la force productive du travail (c’est à dire la productivité du travail). Pour illustrer ce phénomène, Smith prend l'exemple d'une manufacture d'épingles. Sans division du travail, un ouvrier seul aurait bien du mal à produire 20 épingles dans une journée ; en revanche, dans la petite manufacture prise en exemple par Smith, les 10 ouvriers qui se partagent les 18 opérations nécessaires pour faire une épingle parviennent à produire 48 000 épingles par jour, soit une moyenne de 4 800 épingles par ouvrier.

Pour A. Smith, l’ouverture aux échanges extérieurs repousse les limites du marché intérieur. Ce faisant, les échanges s’intensifient rendant le développement de la division du travail nécessaire. L’efficacité du travail s’en trouve accrue, la production augmente apportant bien-être et enrichissement aux populations concernées

Par ailleurs, Smith voit un grand intérêt à l’échange avec d’autres nations dans la mesure où il permet au pays de se procurer des produits à moindre coût. En d’autre termes, il vaut mieux acheter à un autre pays ce que nous ne sommes pas capables de produire mieux que lui ou si vous préférez, il vaut mieux acheter à un autre pays les marchandises qu’il produit avec une quantité de travail inférieure à celle que nous utilisons pour réaliser le même produit. Selon Smith, un cercle vertueux devait se produire entre division du travail et extension des marchés. Mais une division du travail trop poussée à des effets pervers : o le travail devient monotone et répétitif ; l'ouvrier ne produit qu'une toute petite partie de chaque produit, il perd la dimension globale de son travail et n'a plus le plaisir du travail achevé ; o le salarié perd en autonomie et en responsabilité, ce qui peut le

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