Alimentation

Pages: 6 (1468 mots) Publié le: 5 janvier 2011
Première lecture des documents



Elle permet de repérer les thèses en présence, l'enjeu global du dossier, et de caractériser le type de documents auquel nous avons affaire.

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Barthes : Mythologies (1954 = 45 ans) Un article d'un recueil d'études d'éléments de la vie quotidienne dont l'auteur note qu'ils sont élevés au rang de mythes. Ici, il s'intéresse au bifteck.
*Bourdieu : La Distinction (1979 = 17 ans) L'auteur, sociologue, suit, dans chaque acte de la vie sociale, les traces de l'appartenance à une classe sociale. Ici, les relations entre la nourriture, ses relations au corps et à l'appartenance à une classe.
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Trémolière : Encyclopédie Pléiade (1969 = 27 ans) Approche anthropologique, élargie à la nutrition humaine, en ce qu'ellediffère de celle des mammifères comparables à l'homme.
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Bulletin du ministère de l'agriculture (1985) Anonyme. Étude à caractère sociologique. Le ministère cherche à comprendre les comportements alimentaires, pour orienter l'agriculture et les industries agroalimentaires.
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Publicité Findus, pour des produits allégés. Sans date, mais probablement encore utilisée.Pour trouver un axe et donc un plan, nécessité de faire l'inventaire précis des idées contenues dans chaque document. Pour ce faire : une feuille recto par document afin de faciliter la confrontation.



1- Barthes



I. Parallèle bifteck-vin : mythologie du sang, symbole de force. Le sang y est visible, à la fois liquide et sécable : c'est la nourriture idéale (comparaison avecl'ambroisie, nourriture des dieux de l'Olympe), une force qui pénètre le corps.

La cuisson est exprimée en degré de sanguinité.

Manger saignant : à la fois une nature et une morale.

- le sanguin s'y identifie

- le nerveux et le lymphatique cherchent à compenser leur naturel

- les intellectuels (comme avec le vin) ycompensent la supposée sécheresse de la pensée.

Goût pour le «tartare» = viande crue + œuf = le fœtus !



II. Le bifteck comme le vin est socialisé et nationalisé.

Social : + ou - économique : lié à la classe du consommateur.

National : c'est un bien français. Rêve du touriste éloigné de France. Il est même patriotique.



Il participe donc à l'identité, individuelle, intime, maisaussi sociale et nationale. Tout contribue à l'élever au rang de symbole et de mythe (sacré).



II - Bourdieu

Relation entre goûts alimentaires et idées sur le corps et sur les effets de la nourriture sur lui. Tout cela est lié à l'appartenance sociale.

- classes populaires : la force l'emporte sur la forme = produits bon marché et nourrissants.- professions libérales : saveur avant tout, bon pour la santé, la ligne, ne pas grossir (la forme).

Ainsi, on passe de culture à nature : le goût fait le corps de classe. Le corps objective le goût de classe.



Les dimensions du corps et ses formes manifestent des rapports au corps.

= les préférences alimentaires sont corrélées étroitement à l'appartenance à une classesociale.



Relation étroite entre appartenance sociale, vision du corps et goûts alimentaires. Les goûts alimentaires sont des goûts de classe.

Ils occupent donc une place intéressante dans l'étude des comportements de classe sociale. Autre approche que Barthes.



III - Trémolière



Titre de son article : nutrition humaine = anthropologie.



1. Proximité nutritionhomme/mammifères (rat et porc) : mêmes nutriments, génome comparable en ce qui concerne la nutrition.

2. Mais homme :

- longtemps immature : dépend des autres = contraint à socialisation pour survivre.

- pas spécialisé = omnivore.

- besoins inconscients. A table pour d'autres raisons que besoins.

= sa consommation (horaires et nature aliments) est guidée par impératifs psychosensoriels et...
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