Booz endormi (hugo) commentaire (7 dernières strophes)

Pages: 9 (2200 mots) Publié le: 17 mars 2013
L’Humanité à travers les yeux d'un poète. Voilà comment l'on pourrait décrire en quelques mots le chef-d’œuvre de Victor Hugo : La Légende des siècle. Il y peint l’Histoirde l'Homme à travers les siècles et à travers Dieu, avec des couleurs claires ou fanées, des coups de pinceaux ample ou précis mais toujours gouverné par son génie universellement reconnu. Fortement marqué par la Bible dans sajeunesse, Victor Hugo introduit beaucoup de références bibliques dans ses œuvres, sa poésie en est parfois fortement influencée, en particulier dans la première partie du recueil, publié en 1859, « D’Ève à Jésus », dans lequel on retrouve le poème « Booz Endormi ». Inspiré du livre de Ruth, ce poème en alexandrins peut être divisé en deux parties de sept strophes chacune : la première est axée surBooz et son rêve das lequel Dieu lui promet une descendance, la seconde commence avec l'arrivée de Ruth et continue sur une description de la nature nocturne et bienfaisante dans laquelle les deux personnages sont unis par la volonté divine.
C'est sur les sept strophes de cette deuxième partie que portera l'analyse qui suit.

La première strophe n'est composée que d'une unique phrase, Ceteffet de longueur contribue à l'impression de calme, de repos mais aussi de solennité que l'on retrouvera jusqu'à la fin du poème. A cela s'ajoute la présence de deux termes appartenant au champs lexical du sommeil ( « sommeillait » vers 61 , «  couchée » vers 62 ) qui rappellent cette impression, avant que ne survienne la rupture au dernier vers de la strophe (vers 64) où est mentionné le« réveil ».
Le premier vers est divisé en deux hémistiches bien distincts. Le premier insiste sur le sommeil de Booz plus que sur lui : son prénom n'est pas mentionné, et le pronom personnel « il » s'efface entre le mot « pendant », qui met l'accent sur la durée, et « sommeillait », de deux syllabes plus long. Le deuxième hémistiche, lui, est consacré à l'arrivée de Ruth, ou plus précisément, au personnagede Ruth. Cette mise en valeur se fait grâce à la position de son prénom dans le vers : il arrive dans une nouvelle partie de la phrase, encadré de deux virgules. Notons enfin que le contraste entre le mot « Ruth », monosyllabique aux sonorités relativement « brutales », et le verbe « sommeillait », plus long et phonétiquement moins agressif, accentue d'autant plus ce premier terme.
On peutobserver dans les deux vers suivants une rupture rythmique binaire-ternaire, En effet, le premier hémistiche du vers 62 peut être divisé de la façon suivante :  « S'était/couchée/aux pieds/ ». Cependant, à partir du second hémistiches du même vers, le rythme change, et ce, jusqu'à la fin du vers suivant. Cette rupture est d'autant plus brutale que se stoppe en même temps l'assonance « é » qui marquaitjusqu'alors le deuxième temps. La fin du vers 62 « le sein nu » est ainsi mise en valeur et évoque un état naturel, donc pur (que l'on retrouve chez Booz par le biais du sommeil), mais pourrait également introduire une touche sensuelle dans la scène et lasser paraître l'issue de cette rencontre entre Ruth et Booz, car ils auront ensembles une descendance . Néanmoins, le vers 63 contientessentiellement des termes du champs lexical de l'inconnu et de l'incertain : « espérant », « on ne sait », « inconnu » et introduit la notion de lumière avec le mot « rayon ». Il est important de également de souligner le temps : « viendrait » est le seul verbe au conditionnel présent de l'extrait étudié, le reste étant en très grande majorité à l'imparfait.
Notion que l'on retrouve dans le dernier versde cette strophe, et qui ici est doublement mise en valeur par une hyperbate et une rupture rythmique. On peut également noter un fort contraste avec les vers précédent au niveau du sens : on a perdu la sensation d'incertitude, de calme propre au sommeil souligné par l'emploi de « quand » (terme précis en opposition à « pendant » précédemment), la modification du temps du verbe et le terme...
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