Color dalbavie

1455 mots 6 pages
Couleur / ColorMarc-André Dalbavie"Le titre de Color, […] a deux acceptions. Couleur, en anglais, d'abord, puisque la pièce a été créée au Etats-Unis. Mais c'est aussi le terme qu'on utilisait, au Moyen Age, pour désigner un principe d'engendrement mélodique, Color qualifiant plus précisément la suite de note formant la base d'une mélodie. C'est donc un titre particulièrement manifeste, puisque, cette fois, la mélodie n'est plus seulement perçue comme la conséquence d'un processus, mais devient la base même de l'œuvre. Aussi, toutes les harmonies semblent-elles résulter d'un processus mélodique un peu entendu à la façon d'un cantus firmus(Mélodie en valeurs longueurs, souvent égales, qui fait partie d'un ensemble polyphonique ou qui domine toute la composition.)."Marc-André Dalbavie, Le son en tout sens, p. 76.
TempiBien que cela ne soit pas manifeste à l'audition, les tempi sont très lents : ♩= 60 à 80 durant pratiquement toute la pièce, 30 au tout début.
ClusterLa mesure 1 est constituée d'un cluster (une "grappe sonore") percussif (harpe, piano, cymbale, tam-tam)."À la fois perçu comme accord archétypal et timbre spectral, ce dernier est donc un objet ambigu et cette ambiguïté sera maintenue tout au long de l'œuvre."C'est de ce cluster qu'émerge l'accord-pédale de ré majeur qui domine durant la première partie de Color.Guy Lelong, texte de présentation de Color, joint avec l'enregistrement phonographique.
Chute mélodiqueDe la mesure 30 à la mesure 40, chute - vertigineuse – du la de la trompette au mi b dans l'extrême grave du piano.

Nous retrouvons une chute analogue dans l'ouverture de Gesualdo (cliquez ici). http://opernhaustv.eviscomedia.com/clip.1026.html Coïncidence(s)Le geste très remarquable à l’écoute qui ouvre la partie centrale relève du principe de coïncidence. Au travers de ce principe, le compositeur entend « donner à l’auditeur l’impression que certains des processus qu’il entend se mettent soudain à coïncider avec des objets [issus de

en relation

  • Color de marc andré dalbavie
    270 mots | 2 pages
  • Analyse
    30610 mots | 123 pages